Familia Ride And Bar

Le blog de la fine équipe de riders de Grenoble

Un peu de tout

Voici donc mon premier article sur ce blog qui tend à devenir une institution, une référence, une bible à roulettes pour des millions de lecteurs assidus.

Pour ce premier écrit parmi mes amis du verbe et de ride, je m’en vais vous faire un descriptif et un comparatif (en aucun cas objectif) de mes deux fidèles destriers de guerre me supportant lors de mes session descente.
Tout d’abord, à ma gauche, élégante et fine française, précise mais tolérante, j’ai nommé ma chère SC8 Race XI EVO. Et à ma droite, la nouvelle venue dans mon quiver, puissante et imposante canadienne, surbaissée et confortable… Je parle bien entendu de la Landyachtz EVO.

Photo1

Commençons tout d’abord par une description du matériel équipant chacune de ses planches d’exception. J’ai débuté la descente avec la SC8, à elle l’honneur (et oui, à La familia, nous sommes des gens distingués, et raffinés!!)
Ma Race à un flex de 90kgs, tout en étant tout de même un poil flex ce qui permet d’amortir un petit peu certaines aspéritées et imperfections de la route. Elle est montée en “drop through” avec des Kahalanis (Trucks usinés très bas long de 205mm), eux même équipés en gommes cylindrique Khyro rouge. La partie roulante est composée de roues GPS G-Force (75mm/78A) et de 4 x3 roulements de la marque Blazer.

Quelques photos pour présenter ce set up :

Photo3

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Présentons maintenant la nouvelle venue qui va avoir la lourde tâche de me supporter et de m’épauler dans la pratique de mon sport préféré.
Le plateau est donc celui de la Landyachtz EVO 2008 customisée par l’ami Adi. Cette métamorphose à la sauce “Pimp my board” n’est que d’ordre esthétique. Elle se caractérise par un placage carbone sur le dessus et le dessous de la planche. Les trucks sont des Bears Grizzlys (184mm de long, axe 8mm, embase de 50°) montés avec des gommes noires JimZ (85A). A l’intstar que la SC8 les roues sont identiques.

Quelques photos du nouveau monstre :

EVO1

EVO2

EVO3

EVO4

Bon maintenant que les présentations sont faites, entrons au vif du sujet et attaquons la comparaison.

Il ne s’agit pas de savoir qu’elle est la meilleure board : cela n’est pas possible… Elles sont tout simplement différentes. C’est le rider qui fait la board et non pas l’inverse…

La première chose qui frappe chez la Landy, c’est bien évidemment le fait qu’elle soit pendulaire et donc très basse. J’ai voulu, par curiosité, comparer la hauteur des plateaux.
A mon immense surprise, la SC8 est quasiment aussi basse que la Landy ! Cela est surement du à la faible hauteur des Kahalanis et au montage rabaissé de la SC8… Le flex jouant, la hauteur entre les deux planches est similaire (la Landy n’a absolument aucun flex…)

Photo12

Phot11

Continuons l’investigation.
La landy est plus longue que la SC8, ce qui en fait une board plus polyvalente et plus confortable.

En effet, nous avons 87cm d’entraxe pour la SC8 et 93cm pour la landy, ce qui fait tout de même une différence non négligeable. De plus, malgré une largeur maximale identique, je trouve que la landy est mieux agencée , les 24 cm de largeur sur la sc8 se situent au milieu de la planche, ce qui n’a pas un très grand intérét car les pieds ne se trouvent que très rarement à cet endroit. Par contre pour la Landy Evo, cette largeur se trouve tout à l’avant de la planche, ce qui permet d’avoir beaucoup de place pour loger son pied.

Un autre point à l’avantage la canadienne est le fait qu’elle soit rabaissée. En effet la partie inclinée à l’arrière de la planche permet de caler le pied arrière en position de schuss. Cela permet de rester plus longtemps en position sans en souffrir . Cela permet aussi d’avoir le dessous du pied en contact avec le grip lorsqu’on négocie un virage en back ( ce qui n’est pas possible avec une planche non rabaissée : seule la tranche du pied est en contact avec le grip et le dosage est un peu moins précis je trouve).

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Que dire de plus sur ces deux planches…?

Ah si ! Le concave entre ces deux dames fait partie de deux familles différentes : la SC8 possède un concave régulier sur toute la largeur, alors que la landy est plate sur une grande partie pour aboutir sur des bords relevé de manière un peu prononcé. Après c’est une histoire de goût…

Le dernier point “physique” est le poids… La landy est beaucoup plus lourde que la SC8. Cette dernière pèse 4,75 kg toute équipée, et la canadienne entre 5,5 et 6kg. Cela m’effrayait au début mais finalement une fois dans la descente, cela ne se sent que très peu. Les freinages doivent être un petit peu plus appuyé à même vitesse je pense, mais rien de transcendant.

Après la comparaison du physique, passons au comportement en descente (bien que je n’ai utilisé la Landyachtz Evo que le temps d’une journée pour l’instant).

Commençons par le commencement, la poussée…

N’ayant pas énormément serré les bears, la poussée était facile car je pouvais recentrer la planche juste avec le pied restant sur la planche, et une planche rabaissée permet de pousser plus facilement (pas de changement sur ce coté étant donnée la même hauteur..)

Phot13

Etant donnée le peu de temps où j’ai pu l’utiliser, je peux simplement dire deux choses pour le moment: les roues s’usent beaucoup plus sur la pendulaire, et cela est dû au fait qu’il est reconnu que les planches rabaissés ont tendance à glisser plus facilement en épingle. Deuxièmement, et cela est peut être dû aux trucks, mais la canadienne me semblait un peu plus agile. Après cela n’est qu’un ressenti personnel (comme tout cet article).

Je complèterais cette partie en y ajoutant d’autres commentaires lorsque je me serais un peu plus habitué à cette nouvelle compagne.

J’espère que ce premier article que je partage avec vous, vous a fait passer un bon moment et que vous y avez trouver un intérêt quelconque.

Pauca

Parce que ça a quand même été une session “supersonique”

Parce que quand même, malgré la grosse mésaventure du Drazgul (qui a marqué tout de même quelques esprits…) l’Espi de ce dimanche dernier a été le théâtre d’une très bonne session downhill, une de mes plus rapide pour moi, et encore, je n’en ai fait que la première partie…

Par conséquent, place au ride, aux belles images, aux schuss, aux épingles, à la “poussée” de Gael (le gars en roller sur la vidéo), aux aspis…

Un très beau montage de Pauca, filmé par lui-même, Adri (notre gourou) et Para (buttboard)…

Je sais pas vous, mais moi je dis que, grâce aux copaings du sud, l’Isère est en train de prendre du niveau…

Accrochez-vous, ça envoie de l’air! (perso, j’aime beaucoup la fin)

Parce que cela reste tout de même un sport à risques

The unseen - So sick of you

Parce que cela reste tout de même un sport à risques, il faut redoubler de prudence..
Certes, mais il faut bien avouer que le longboard downhill a ça de paradoxal : que sa pratique et ses “sensations” viennent justement de cette caractéristique.

Je m’explique : on irait avec beaucoup moins d’entrain sur une séance “DH” si on savait qu’on était cantonné à une pente de supermarché, fleurant bon les 3% de pente…

Alors la question se pose? Comment équilibrer le coté “prudent” avec le coté “downhill” (et tout ce que cela représente sous ce terme)?

Selon moi, quelques règles de bases :

- un spot à ton niveau tu choisiras
- au dessus de tes pompes jamais tu n’iras
- au milieu des autres, point de manœuvres dangereuses tu feras
- les coups durs tu anticiperas (au mieux..)

Mais voilà, malgré ces principes de bases, on est jamais à coté de la chute bête à un moment critique..
Le crash du Drazgul sur l’Espi ce dimanche dernier est là pour nous le rappeler..

Aucune panique de son coté au moment du crash, la situation était “connue” mais la suite un peu plus violente que prévue… On ne heurte pas un muret en béton et la falaise derrière à pleine balle sans en sortir un peu amoché…forcément.

Petit coup de flippe de ne pas voir le Fab à l’arrivée malgré le passage du camion de queue… re-petit coup de flippe de le voir allongé sans bouger dans ce fossé de béton entre la paroi et le muret, complètement invisible depuis la route…

Puis rassuré de l’entendre parler, de le voir remuer doigts et orteils mais un peu moins dès qu’on a compris qu’il avait “tilté” pendant 2 à 3 min et qu’il a mis une bonne demi-heure à se souvenir de la descente en entier…

Cela dit, ça aurait pu être moi (un peu ce qui m’était arrivé à Herbeys il y a 3 semaines).

Ce qui fait plaisir, c’est que, malgré le fait que le bonhomme soit un peu amoché, il n’a pas sombré à l’envie (compréhensible soit dit en passant) de rompre les amarres avec ce milieu un tantinet dangereux, que malgré son incapacité à rider pendant 2 mois, il tienne toujours à participer aux sessions quitte à faire le chauffeur ou filmer ses potes.

Chapeau mec!

Rien que ça, ça mérite une médaille de motivation et de passion certaine!

En vidéo, une petite vidéo “clin d’oeil” au Drazgul et à ce dimanche à l’Espigoulier!


jere

Fab’s Land

Parce que j’étais là, en train de lire le blog de Bieuzy sur son week-end de ride avec nos amis les bêtes les lyonnais, que j’ai eu envie, moi aussi, et pour pas faire comme tout le monde mais presque, d’écrire un petit compte-rendu rapido de notre samedi de ride avec mon compère Drazgul..

On était que deux car, et d’un le troisième ours homme, rider de Landy, s’est malencontreusement retrouvé dans le plâtre (au volley-ball !!!) (sic) et que le médocain hirsute qui nous accompagne souvent était reparti dans son plat pays du sud-ouest de la France.. Quant aux autres, ben, ils pourront pas dire qu’on les a pas prévenus hein.. soit 1h à peine avant l’heure du rendez-vous, sur le forum qui plus est…

Session à l’arrache, quand tu nous tiens..

Or ça, c’est donc vers les terres du Drazgul que la journée devait nous mener.

Au menu, on pensait retourner sur le Chabotte du coté de l’Alpe du Grd Serre (souvenez-vous) mais une épingle et des enfilades rapides étaient trempées..

Pas démontés, on se retourne sur un repérage du coté des plages de Savel (le long du lac de Monteynard)

Lac

Grande première car on y a jamais mis les roues.. Parfait pour s’entrainer pour un Valdrôme car le bitume y est ici plus que rugueux…

Malheureusement, malgré la vue terrible d’une épingle au dessus du lac (pas tomber…) la route est encore pleine de gravillons qui me donnent l’impression que la planche du Drazgul, courageux pilote d’essai sur ce run, survole la route plus qu’elle ne roule dessus… Et c’est sans parler des freinages qui font se soulever ces petites caillasses à la pelle…
Pas tenté de la faire à mon tour, on opte pour une autre route, repérée en plein milieu de l’hiver juste sous la départementale qui nous emmène dans la tanière de mon hôte d’un jour..

Sec, à peu près propre… cette fois sera la bonne!

Je m’élance à mon tour..

C’est pas large, mais le bitume est parfait et la vue magnifique.

Des enfilades pour commencer qui prennent de la vitesse sans jamais vouloir s’arrêter, puis un droit (zone de freinage) qui rentre dans un gauche un peu étroit avec une voiture, là toboggan qui plonge sur une épingle à droite très serrée.

De là, on plonge dans un pif-paf qui repart vers… un autre pif-paf moins prononcé qui déboule, lui, sur une petite enfilade débouchant sur..un toboggan qui amène à une épingle gauche très serrée également.

Là, grande première, après une petite ligne droite, on coupe la voie de chemin de fer du petit train de la Mûre (si!) et sitôt passés les rails, un troisième toboggan nous emmène sur une enfilade droite-gauche qui précède une toute petite ligne droite (zone de freinage) juste avant le 4ème toboggan et la deuxième épingle à droite (serrée) de la route.

Enfin, enfilades rapides jusqu’à la deuxième et dernière épingle (à gauche) qui débouche sur l’arrivée, juste avant le petit bled du fond de la vallée dont j’ai oublié le nom…

Des chutes, des tout-droits pour un spot technique mais très rigolo…

jere

Ô joie! Ô bonheur! Adieu les soucis! Et vive le downhill

A écouter pendant que vous lisez ce petit mot doux.

Difficile de résister à l’appel de l’asphalte lorsque le ciel est bleu et que l’astre solaire brille. Surtout que la période hivernale de cette année n’est pas propice à nos ébats préférés que sont les sessions Downhillesques.

D’ailleurs, on cède souvent à la tentation d’enfiler le cuir imprégné de l’odeur de fennec si caractéristique, de se tirer la bourre à qui mieux mieux et d’aller voir si les plaques d’immatriculations se lisent plus facilement lorsque l’on peux les toucher du bout des gants lancés dans une épingle à vive allure.

L’impatience de rouler vient du fait que ces derniers temps, comme la météo est pourrie, les soucis du quotidien sont amplifiés. Ne serait-ce que d’entendre ce foutu radio réveil qui me pète les oreilles (et surtout les burnes) et qui me rappelle que je dois me bouger le cul pour aller me faire chier au taf pour ramener cette putain de caillasse qui me permet de vivre… Ou plutôt, de payer mes factures avec lesquelles j’aurais bien envie de me torcher le cul.

S’ensuit la terrible routine des bouchons quotidiens, et durant lesquels le poste radio dégueule les malheurs du monde afin de me faire oublier les vrais problèmes et le fait de me faire enfler (pour ne pas dire autre chose).

Bien évidement, il ne faut pas que j’oublie mes contemporains sans qui, avec leurs sales tronches de dépressifs, ma journée ne serait pas pourrie a souhait.

J’en arriverai presque à devenir aussi triste et malheureux si je devais subir les outrages et les frustrations de ces journées longues et ennuyeuses.

Mais je comprends rapidement que tous ça va sortir de ma tronche, quand je reconnais la douce voix d’un de mes compères en rut, au téléphone.

J’élabore déjà une stratégie pour m’extirper de mes obligations parentales et conjugales.

C’est comme quand t’as les couilles à 10 bars et qu’elles sont prêtent à te péter à la gueule. Et ben, tu prends tout ce qui te tombe sous la main un soir de beuverie.
C’est à dire que je peux plus résister et du coups je la met en sourdine, je fait le beau et j’expédie vite fais bien fait toutes les tâches ménagères qui m’incombent, sans piper mot, et s’il faut faire un peu de lèche et bien j’en rajoute un peu, voire beaucoup.

Tout est bon pour avoir l’aval de mon ministère de l’intérieur!!!!!

C’est un p’tit jeu où beaucoup jettent rapidement l’éponge mais ma santé mentale en dépend. Au moins ça m’évitera de dérouiller femme et enfant…
Bref à coté de tout ça, les Misérables c’est le Club Med.

Vient enfin le moment de partir et de ranger dans la caisse mon matos…
Mettant à profit ce putain d’hiver qui m’a obligé à me terrer dans ma tanière, j’ai, des semaines durant, affûté mon matériel.

Une volonté de fer est nécessaire.

Imaginez : dehors il fait froid, il neige, la météo vient d’annoncer qu’il va encore neiger 3 jours et qu’ensuite une nouvelle perturbation va s’amener sur le coin de ma gueule pour y déverser des seaux d’eau.
Sur ce, ma douce me demande d’étendre le linge en ayant, au préalable, allumé un feu, fait la vaisselle et finit de ranger cette paperasse qui s’amoncèle sur la table de la cuisine. ARRRRRRGGHHHHHHH!!!!!!! Merde, merde et merde!!!!!!!!
Direction la cave et là, coups de poignard.
Elle est là, toute propre depuis 3 semaines. Grip brossé, bois lustré, roulements nettoyés et lubrifiés et je peux pas aller rouler!!!
Tout est dans le sac, casque, combarde, gants , groles, outils et pièces de rechange.
Prêt à prendre la poudre d’escampette.

Mais bon ou en étais-je? Ah oui!

Le sac est dans la bagnole. J’ai pas oublié de dire “à ce soir” et de bisouiller la petite tribu.
C’est bon , moteur!! Je fais hurler par les haut-parleurs de l’auto-radio, un bon gros son de néo-métal ou de punk.
Ca, c’est pour la mise en condition psychologique. Pourquoi?!
Rappelez-vous le pote en rut, et bien il est aussi à cran que moi.
Ca devrait encore être saignant tout ça!
La frustration est toujours là, et la route est beaucoup trop longue pour arriver au spot salvateur.
Les infractions au code de la route se multiplient au fil des kilomètres. Ce serait vraiment trop stupide de se faire gauler. Là, ça finirait vraiment par me pourrir, et d’un, la semaine et de deux, la session annoncée! Et Je n’ai pas envie de finir dans les faits divers de la rubrique “meurtres”.

Mais je ne lâche pas l’affaire et j’arrive sans encombre, la bave aux lèvres, sur le parking du spot.
La fratrie est déjà là, en train de se préparer. Tel Zébulon (et encore à coté de moi son ressort est naze), je m’éjecte de la tire pour saluer ma horde de potos qui, comme moi, ont la trique et sont prêts à éjaculer plus rapidement qu’un précoce.
Pas besoin de beaucoup parler, les regards complices se suffisent à eux seuls.

C’est encore trop long et j’ai mal au bide. Mais ce moment qui précède la 1ère descente est vital.
Le dépucelage, la récompense de cette période de sevrage forcé prend fin.

J’enfile mon …( nan! pas mon pote !!) …mon cuir nauséabond, lace mes lacets,vérifie que mon pneu tient encore, je sors la planche du coffre avec (presque) la larme à l’oeil, contrôle du set up peaufiné aux petits oignons et enfin en route pour la première navette de la session.

Je ne me rends pas compte que je suis entré dans la 4eme dimension depuis que j’ai chargé la voiture. Je suis heureux, insouciant, libre dans ma caboche.
Bref, je profite de la vie.

Fab

A partir du moment où je verrouillerai mon casque et enfilerai mes gants, les runs vont s’enchaîner, rendant la notion de temps impalpable voir inexistante jusqu’à ce que le jour décide de nous quitter mettant un terme à ma joie enfantine.
Les regards de mes compères en disent long sur leurs états de bien être et le zef qui s’engouffre dans mon casque me grille les neurones, me rend euphorique et me fait péter le palpitant hors de la cage thoracique à chaque descente.

L’essence même de mon corps n’existe plus. Seules les trajectoires, les tirages de bourres, les aspis et poussettes m’animent d’une jouissance incontrôlable.

Chaque run fait naître un nouvel orgasme et me fait exploser de joie. Je suis libéré…

Puis le jour décline et il faut se rendre à l’évidence, et je me surprends tout de même à implorer RÂ pour qu’il m’offre encore quelques minutes de plus, le temps d’un dernier run.
Je mate ma tocante, fais le calcul . Putain! J’ai rien vu passer.
4 h00 qu’on se tire la bourre comme des décérébrés courant après le vent!!

Allez, on file à l’abreuvoir se faire une mousse? Ca sonne le glas de la session des ours.

Place aux commentaires à propos des runs, des techniques, des trajectoires et des délires.
Puis on passe aux au-revoirs, espérant très rapidement une nouvelle session.

Vient le retour à la maison.
Ch’uis vidé, le punk cède sa place à Céline Fion…
Nan je déconne! Mais quand même à quelque chose de plus soft.

La soirée à la maison s’écoule paisiblement sans distributions de tartes et de soupes de phalanges.
Et Morphée m’accueille sans peine…
Jusqu’à ce que ce putain de réveil se mette à crachoter sa daube mettant un terme a la douce euphorie de la veille…..

Fab (aka Drazgul)

Quand les papa ours de la Familia prennent leur planche à roulettes

… ça devient vite une session de tonnerre de Brest!!!

Alors que certains se sont sentis obligés, par un calendrier mercantil, de se tenir auprès de leur moitié (parce que les autres jours, en fait, c’est pas forcé hein..huhu), d’autres, ont bravé la morsure du froid pour aller s’en coller une petite du coté de Herbeys…

Bien contents d’avoir trouvé leur spot d’hiver (au détriment d’un autre : Laval), les trois papa ours de la Familia sont retournés sur ce coin très joli, un peu dangeureux, tellement jouissif!!

Pas moins de 14 runs qui nous ont laissés complètement épuisés avec, par moment les flocons qui nous accompagnaient au départ.

C’était une session de passe d’armes entre le Drazgul (Fab) et votre serviteur à coup de “je te suis, te rattrape et te pousse ou te dépasse pour que tu me fasses l’aspi”, le tout sur 3,7 km.

Franck a sagement déglacé ses nouvelles roues vertes tout en prenant de plus en plus d’assurance si bien que les derniers runs ont offerts quelques beaux passages en courbes au raz du vibreur.

Mais comme on était pas là que pour rigoler, on a aussi bossé notre gros point faible pour la coupe de France à venir lors des 11-12-13 avril prochains à Pouzauges, j’ai nommé : les départs à la poussette..

Parce que wé, par chez nous, pas vraiment besoin de beaucoup pousser pour vite prendre de la vitesse (des fois, c’est même plutôt l’inverse, on préfèrerait que ça aille un peu moins vite dès le départ..).

Du coup, on a pu assister au coming-out de notre Drazgul qui, fort de son passé de streeteux, nous a facilement collé 5 bons mètres à chaque départ lancé… Pas de doute, s’il y en a un qui a toutes ses chances à Pouzauges, c’est bien lui! ( Si vous me croyez pas, regardez bien au début de la vidéo, rien n’est accéléré..)

Quelques passages :

- les poussettes et petits trains à toc avec le Drazgul

- le pappy en voiture qui nous a bouchonné et qui a même pas réalisé que j’essayais de le doubler (voir vidéo)

- Franck et Fab qui croisent (pile dans l’endroit le plus chaud) une voiture de gendarmerie (qui fera demi-tour plus tard, mais apparemment sans vouloir nous en tenir rigueur)

- un freebordeur de Paris chez nous qui venait s’entrainer alors qu’on finissait notre journée

- les chevaux des prés qui jouxtent la route qui commencent à ne plus avoir peur de nos passages et qui se laissent aller à la curiosité.

On a même accaparé une gentille dame venue nous parler un peu pour l’embaucher à la photo de famille.. :

Ours

De belles têtes de vainqueurs hein??

En vidéo : un concentré des 14 runs (toujours des améliorations à faire dans le réglage de la position de la caméra, on loupe toutes les touchettes en plein runs..) (A voir en haute qualité absolument)

Voilà quoi, un petit article pour le blog, mais une grosse journée de ride pour les Ours de la Familia!!
Olé!

jere

Roulez petites..euh..roues.

Quand j’étais gamin, j’voulais être pilote d’essai, pousser des avions de chasse jusque dans leur dernier retranchement, leur faire cracher les poumons et sentir le roussi..

On est con hein quand on est gamin…

Remarquez, même si les avions n’ont pas voulu de moi (en même temps, chuis pas allé leur demander hein..), et bien, des fois, sur une planche à roulette, j’ai un peu l’impression de faire ce que, gamin, je rêvais d’éprouver.. D’ailleurs, parfois, j’ai le sentiment d’y parvenir quand, la tête dans un talus, un de mes compères passe et me dit :

“bah alors?? ” et là, je réponds :

“Wé mais nan, c’était pour essayer..”

Comme quoi, on est toujours rattrapé par ses rêves de gosse.

Enfin brèfle, là où je voulais en venir, c’est que, malgré le fait, que je ne suis toujours pas pilote d’essai, je me suis dis que quitte à tenir un blog à peu prêt régulièrement, je pouvais y ouvrir ma gueule et dire ce que j’avais à dire si tant est que ça intéresse quelqu’un.

Alors voilà, aujourd’hui, pas de compte-rendu de sessions DH de bouchers, non, aujourd’hui, je parle MATOS.
Wé! Et plus précisément de roues, car je commence à en avoir un petit paquet accumulé depuis le début de ma courte vie de longboardeur (et fier de l’être!!).
Humm.

Quiver roues
(en fait, ça fait ridicule comme ça, mais si j’avais posé leurs soeurs à toutes, ben, ça aurait mis du bordel sur la table..)

Donc voilà mes impressions de ride, mes conclusions (à deux balles) sur les différentes roues que je vais vous présenter ci-dessous.
Note : je ne vais vous parler que des roues que j’ai testées en DH et non pas sur l’autre truc informe qui me sert de planche occasionnelle avec des roues plus “normales”.

En ce qui concerne les conditions de tests, toutes (à part les Big Zigs) ont pu être testées sur le même spot, plusieurs fois d’affilée. Ce spot, c’est Pipay qui se trouve à (à peine) 25 min de chez moi, au dessus de mes fenêtres… 9 km de schuss, épingles, enfilades… de quoi mettre les roues à rudes épreuves.. :)

Gumballs
ABEC11 - Gumballs - 78a

On commence par mes premières roues de DH, livrées il y a un an presque tout juste avec mon missile sol-sol à savoir mon Evo de chez Landyachtz.

Caractéristiques : 76mm pour 52mm de large
Durabilité : Assez bonne pour un style “bucheron”
Commentaires : mes premières “vraies” roues de DH, du coup, je n’avais pas encore assez d’éléments de comparaison. Mais bon, par rapport aux autres roues dont je ne parlerai pas ici, rien à voir.

Accroche monstrueuse, décrochement sain et un bon confort de ride. Petit reproche, une très nette tendance à conifier dès qu’on a passé un certain degré d’usure. A partir de ce moment là, tout va très vite. J’ai dû les changer car, elle ne tenait plus le choc en épingle, rendaient la planche incertaine et avaient perdu une bonne part de leur confort de roulement (et de leur vitesse).

NoName

NoName - ? - duro?

Caractéristiques : 75mm pour 45mm de large (dont surface de roulement : 35mm)
Durabilité : Très bonne, car très peu ridées…en fait pas si bonne que ça.
Commentaires : En remplacement de mes toutes premières roues qui avaient fondues sur Pipay (si, si), j’avais, dans la précipitation et l’ignorance du p’tit jeune qui débute (y’a 1 an quoi), trouvé ce set de roues improbable dans un shop qui était incapable de me dire ce que c’était et à quel duro j’avais à faire.. Moi qui croyais avoir trouvé des (de plus en plus rares) Krypto bleues, j’ai eu un succédané inbuvable…
Brèfle, des roues très dures, très bon roulement (forcément) mais une accroche digne d’un pneu slick froid sur le mouillé et malgré tout ça, une nette tendance à conifier dès qu’on les brutalise un peu.
Pas du tout le bon set à monter sur une pendulaire, ni même sur aucune board de descente je crois bien..

NoWave
NoWave - RoadBurner - 80a
On enchaîne sur les RoadBurner de chez NoWave, petite marque française qui a la particularité de sortir des planches à la couleur orange si chère à … Enfin bon..

Caractéristiques : 80mm pour 50 mm de large (surface de roulement : 45mm)
Durabilité : euh.. j’en parlerai ci-après
Commentaires : Fières “vraies” remplaçantes des Gumballs, les NoWave m’ont séduit par leur prix déjà puis par leurs caractéristiques sur papier : larges, et hautes..
Je me souviens quand je les placées sur mon Evo (enfin quand on me les a placées.. merci Fab qui m’a, par la même occasion, montré comment enlever et mettre des roulements dans une roue..), c’était à la fin de l’OpenRide organisé par nos copains lyonnais (Salut à vous!!).

Passant des vertes Gumballs, douces, accrocheuses, les premiers tests m’ont paru rouler avec des roues en pierre tellement elles me paraissaient dures… En effet, si vous jetez un oeil à l’épaisseur de gomme autour de la jante, on comprend mieux..
Premier vrai test de ces roues à Pipay, notre laboratoire, pour une première descente de déglaçage sur 9km… Et là, les roues se transforment. Bien que toujours très bruyantes, la gomme une fois “rodée” se révèle très accrocheuse et, bonne surprise, s’use assez régulièrement malgré les entrées d’épingles en mode “sauvage” et les clems appuyées qu’elles subissent durant les premières descentes..
Mais, car il y a un mais : un week-end plus tard, rendez-vous à Chuyer avec nos compères lyonnais (encore eux..) et là, grosse déconvenue : je n’avance pas, j’ai l’impression de rouler sur de la tôle et une de mes roues “brûle” (photo, la roue à plat) de façon plutôt étrange alors qu’il n’y a aucun reverse à l’horizon…

Après oscultation de la dite-roue, je m’aperçois qu’elle se décolle de la jante. J’arrive, grâce à la gentillesse d’un des représentants de Nowave sur le forum national (Riderz, NDLR), à obtenir une roue de remplacement (une bleue huhu). Mais malheureusement, après un run à Pipay plus tard, alors que j’arrive au terme des 9km, une autre des roues décide lâchement d’abandonner sa jante alors que je termine le schuss final de la dernière partie… Drôle d’impression…
Après en avoir parlé avec le représentant, celui-ci m’a fait part que le domaine d’usage de la roue était plus de l’initiation au DH que du tirage de bourre répété sur 9km d’affilée.

landy

Landyachtz - Hawgs (Centrées) - 80a


Caractéristiques :
77mm pour 50 mm de large
Durabilité : nulle
Commentaire :
Bien décidé à ne pas me laisser aller, j’optais alors pour de la roue canadienne.
Planche Landy avec roues Landy, centrées qui plus est, je pensais avoir trouvé le set de roues qui convient parfaitement à de la descente d’ours, tout en finesse (d’ours). Aussi, je craquai pour les Landyachtz Hawgs centrées qui me permettraient de tourner dans n’importe quel sens ces roues translucides pour les faire durer, encore et encore.
Première descente sur Pipay. “On y va cool hein..”.. arrivés en bas, en sueur, le palpitant à 180 par qu’on s’est quand même tiré la bourre, je m’aperçois avec une horreur non feinte que ma roue avant droite (celle qui morfle le plus en épingle chez moi) est non seulement déglacée mais bien conifiée!!
Joli pour une roue neuve!!!
Et s’en suit alors, à chaque run, un échange/retournement des roues si bien qu’à la fin de la journée, j’avais un set de roues neuves uniformément conifié… à peine 50 km de ride…
Deux trips solos à Chuyer et quelques vadrouilles plus tard dans nos environs auront raison de mon jeu de roues de bucherons, en effet, un dernier run sur Pipay a tiré la sonnette d’alarme en faisant fondre le noyau centré d’une des roues et en brûlant, par l’intérieur, la gomme autour… paradoxalement les roues les moins résistantes de toutes celles que j’avais ridé jusque là. (A noter que sur la photo, la partie visible de la roue indique 77 mm, et bien entre le 7 de 77 et le A de 80a, il ne reste que 70mm, imaginez la tête de la roue de l’autre coté… et c’est pas la pire)

Earthwings

Earthwings - Superballs - 82a

Caractéristiques : 76mm pour 63 mm de large (dont surface de roulement : 60mm, paye ton camion)
Durabilité : nulle
Commentaire : Là, c’est du lourd.. Désarçonné par mon expérience Landy, je m’orientai alors vers du lourd, du gros, du large, du matos capable de supporter mon style de ride me disais-je à l’époque (un jour, promis, j’irais voir un psy, Freud, tout ça quoi..).

Ces roues super larges, noires comme l’âme d’un serial-killer allaient être la solution miracle.
Premier run sur Pipay (encore).. Premier schuss avant la première épingle, les Earthwings collent au parquet et sifflent leur accroche phénoménale dûe en partie à leur largeur.. Yes!
9km plus bas, je me rends compte, sous les golibets de mes compères compatissants que j’ai perdu un bout de ma roue avant droite (toujours la même) la grosse lèvre de la roue n’ayant pas supporté les entrées en clems des épingles à droite… Un deuxième coup d’oeil me permet de remarquer une amorce de conification… En résumé, ces roues auront tenu la session de Pipay ce jour-là et le Chuyer Gold Trophy pour finir conifiées au possible avec des morceaux en moins..

BigZigs

Abec11 - Retro BigZigs - 80a

Caractéristiques : 75mm pour 57 mm de large
Durabilité : excellente
Commentaire : J’ai craqué… Au Chuyer Gold Trophy, j’ai craqué… Mes “noires” encore fumantes des runs de la journée, j’ai craqué pour un jeu de BigZigs vertes…

Pas eu le temps de l’essayer que je m’envolais pour l’Algérie pour pratiquement un mois laissant à Fab le soin de refaire un nouveau visage à ma board et, par la même occasion, de lui greffer les Bigzigs…
Les premiers runs ont été réalisés en terre inconnue : Izoard…
Rapidement, sur ce spot inconnu, j’ai senti qu’on pouvait tout lâcher tant on a la sensation de rouler avec du scotch doublé de moquette pour le confort de ride… La board s’est transformée : ce n’est plus une planche, c’est un rail, une loco qui va là où les roues se posent et qui file, qui file…
En contrepartie, oui, les déclenchements de clems ou reverses se font plus secs mais quel plaisir au contraire, d’avoir des roues qui décrochent quand on le leur dit et qui raccrochent dès qu’on les laisse à peine souffler..
Depuis septembre et Izoard, beaucoup de sessions se sont déroulées (certaines contées ici même :) ) et malgré le même style de ride, j’entame à peine une légère conification du jeu… Toujours la même accroche, le même roulement, et cette sensation d’accroche phénoménale en sachant conserver cette rapidité de relance et de vitesse…
C’est bien simple : je roule avec le même jeu depuis septembre, j’en ai racheté un (photo) en prévision des freerides et compet auquel nous comptons aller et je viens d’en recommander un, pour le stock, au cas où…

Voilà… c’est fini.. je pense pas vous avoir appris grand chose, c’était surtout un témoignage sur ma quête de la roue parfaite pour moi et ma board (wé, on est potes dans la vie..)


jere

Yzeron..euh..Herbeys

On voulait voir Yzeron, on a vu Yzeron…

On devait rider Yzeron, on a ridé Herbeys!

Wé… une fois de plus les ours ont fait les ours… Et pourtant, c’était pas faute d’y mettre de la bonne volonté…

Départ 6h15 de la gare de Grenoble.. Ce sera Girafe notre capitaine de route et nous montons, Thib, Pauca, Drazgul et moi dans le vaisseau du-dit capitaine :

Girafe

(Photos : Thib)

Tout va pour le mieux, l’ambiance est bon enfant, la route paraît rapide et on ne se perd presque pas aux alentours de Lyon..

Drazgul

Très bon enfant même l’ambiance..

Thib et Pauca

Tout va bien donc, sauf que… alors que nous ne sommes plus qu’à 2 kilomètres d’Yzeron, le temps devient couvert d’une brume matinale épaisse et surtout, surtout, la route devient humide, mouillée même… Gasp!

Débarquement de la Familia sur le parking qui fera office de quartier général du freeride : ça meule sévère…

Présentations avec les quelques “locaux” organisateurs de l’event, on retrouve notre Alain qui a courageusement passé la nuit dans son camion par -5°c….

Quelques peu refroidis par les conditions climatiques, nous décidons d’aller repérer le spot..

Et là, ce qui doit être un véritable toboggan et théâtre d’arsouilles de bouchers une fois sec, se révêle être un spot gazeux, mouillé, et surtout verglacé. Les 30 mètres de verglas du matin juste avant le gros virage à 90° déversant et sa sortie toute blanche va vite faire naitre une envie de “p’tain-qu’est-ce-qu’on-fout-là?” parmi les membres de la Familia..

En même temps, c’est un freeride hivernal, on savait à quoi s’en tenir

Petits coups de fil vers Grenoble pour s’assurer que le soleil est bien là, on décide rapidement de plier bagages et de repartir vers un de nos home spots : Herbeys..

Nous entrainons dans notre fuite (?), deux courageux riders venus tout spécialement de Nancy (Jordan et Alex) pour Yzeron qui ont cédé à la tentation d’un spot plus long, sec bien que plus loin encore…

Les ours ne seront pas restés bien longtemps à Yzeron et auront, une fois de plus, cimenté leur réputation d’autistes des cavernes.. mais bon…

Les rides à toc sur les 3,2 km d’Herbeys, les chasses au butt de thib ont vite fait oublier Yzeron et ses virages gelés…

A noter un bon point pour ce spot : on a pu vérifier qu’il n’était qu’à 10 min des urgences les plus proches grâce à Alex, un des nancéens, qui s’est bien explosé et troué le coude sur une sortie de virage assez rapide.. 3 points de soutures pour 3 runs .. :) Mais son moral est resté au beau fixe.. courageux je vous disais…

On a bien sûr filmé de toute part ces runs de dinguos mais le montage n’est pas pour tout de suite, en effet, ma cam n’étant pas vidée de la session précédente je n’ai rien pu filmer par mes propres moyens et ce sont mes autres compères qui sont maitres des images.. :)

Juste pu récupérer les images du Drazgul, posté dans le dernier virage de la descente, pour un vrai-faux trailer de ce qui arrivera un jour sur vos écrans!!

Petite mise à jour :

Une vidéo de Pauca avec ses prises de vues et celles de Girafe :

Session Herbeys from Vincent Jordana on Vimeo.

jere

jere

Session à la loose… Session de bouchers!

Je sais pas vous, mais j’ai l’impression qu’il y a des périodes où on se tape un mauvais karma…

On a beau faire, tout ce qu’on tente passe à la trappe, fini en queue d’poisson, bref ça merdouille..

On aurait pu penser que ça allait faire pareil aujourd’hui quand, après être allés sur un spot répéré par Fab en début de semaine, on débarque sur une route sèche mais… gravillonée à coup de canadaires…

Et pourtant, elle était prometteuse cette route… Bonne pente, assez large, enfilages, épingles et bitume à gros grain.. bref, de quoi se préparer dignement pour un Valdrôme mais à 45 min de Grenoble…

Mais nan… Le karma du jour en avait décidé autrement.. un peu comme un certain dimanche et son col du berthiand tiens…

Coup de fil rapide à Franck sensé nous rejoindre, pour changer rapidement de plans et nous voilà partis pour la descente de Tavernolles

Nous testons auparavant, Franck et moi, une route à Montchaboud, mais celle-ci se révèle gazeuse (soit) mais surtout dotée d’un bitum archi trompeur qui ne tient rien et envoi la planche valdinguer de droite à gauche pour rien.. trop dangereux au milieu de la circulation locale..

Du coup : Tavernolles

Bien que archi fréquentée, nous posons les voitures, et alors que Fab et Franck vont s’élancer au milieu du trafic, une camionnette de gendarmerie passe à coté de nous.. Leur regard en a dit plus long que leurs mots derrière la vitre.. nous détalons avant qu’ils aient pu faire demi-tour…

Session à la loose je vous disais…

Puis, Fab se souvient, qu’à moins de 5 min de l’endroit où nous nous trouvons, se trouve Herbeys..

Nous montons.. il est bientôt 16h.

Route superbe, enchaînements, grand virage gauche, lignes droites.. et petit passage “zone rouge” dans une sorte de lieu-dit un peu étroit mais ça passe…

Fab ouvre la route et dès la première descente, le ton est donné.. ça va chauffer!

Si bien que le Fab s’en mettra 3 bonnes (dont un magnifique “traversé de route sur le ventre pour finir dans la boue et la neige du bas coté d’en face…), Franck une (un reverse over-le-trottoir un peu paniqué dû à une arrivée à Mach 2 en centre ville… huhuhu) et moi, nib, pour un peu on s’trainait.. :) Hin Hin Hin…

Quelques moments forts :

Un run avec le Fab à mes basques qui, après s’en être mis une me raccroche (j’l'attendais hein) et alors qu’on arrive dans le lieu-dit un peu chaud, je lève la main pour signaler une voiture et Pan! Gros coup d’paluche dans le cax du Drazgul en plein schuss à 2 cm de ma board qui me remontait comme une balle..

S’en sont suivis des runs serrés, très serrés même, des inters de furieux, des dépassements au rasoir…

Une vraie session de bouchers qui a mis un couac au karma du début d’après-midi et de quelle manière!!!

En vidéo, une partie des descentes.. Celles filmées par Fab et vous noterez qu’on ne le voit pas lui… Effectivement, je viens d’apprendre qu’on ne manie pas une cam avec de gros gants de longboard…

Plutôt que d’avoir 14 vidéos de cet après-midi, j’en ai eu 3 et 11 photos flous..

Vous avez raté, les 2 crashs filmés du Fab, celui de Franck et sa recherche de board dans les bosquets municipaux (hu hu), des dépassements de folies et j’en passe… :(

jere

(comme d’hab, en cliquant sur la vidéo, vous la verrez en bien meilleure qualité qu’ici..)

Le longboarder est un shooté

Un accro, un drogué, un toxico…

Enfin bref… un mois sans rider, même le shorttrack, ça nous met les nerfs en pelotte, ça nous tend et surtout ça nous obsède…

Alors, quand une session est organisée sur un speedspot comme le col du Berthiand dans l’Ain qui nous promet des vitesses astronomiques à nous coller au fond du slip… on hésite à moitié…

Oui… sauf que c’est l’hiver et que l’Ain (et le col du Berthiand) c’est pas loin de la Suisse et qu’en Suisse, y’a des montagnes et qu’il y fait froid…

Brèfle c’était mouillé dans l’Ain… mais beaucoup moins dans la Loire.. dans un lieux tenu secret que seuls vos yeux experts reconnaitront..

Notez, dans les premières secondes, la délicatesse du longboarder (j’ai nommé Pauca qui a insidieusement profité d’une de mes remontées pour s’emparer de ma cam et faire..euh..ce qu’il avait à faire)…

(Cliquez sur le milieu de la vidéo pour la voir sur Youtube en meilleure qualité, la compression a été cruelle cette fois-ci).


jere