Familia Ride And Bar

Le blog de la fine équipe de riders de Grenoble

Soirée “Faut que ça glisse”

Bonjour à tous!
La Familia de Grenoble (association de longboard http://familiagrenoble.forumactif.com) organise le 12 décembre 2009 une soirée multiglisse avec projection de films amateurs.
L’idée est de diffuser un petit film, d’une durée de 10 min environ, sur chaque activité
représentée lors de la soirée. Et aussi de se rencontrer entre passionnés.
Si vous êtes intéressés par le projet et sur le fait de passer un bon moment veuillez me faire parvenir, sur support Dvd, votre oeuvre et une petite histoire sur votre asso ou groupe de potes avant le 5 décembre au plus tard.
Je vous laisse mon adresse mail afin de pouvoir me contacter repilletfamillys@free.fr

Je tiens à préciser qu’en fonction du nombre de vidéos on ne pourra peut-être pas toutes les diffuser, et on le regrette par avance.

La soirée aura lieu au Family’s Pub 3 r St Joseph 38000 GRENOBLE Le 12 décembre 2009 vers 19h00.

Famous! Guess why…

Hum ! Hum ! Sileeeeence !!!
Roulements de tambours et ouvrez vos mirettes !!
Ça faisait un bon moment qu’il fallait mettre ce petit chef d’œuvre de ma conception sur le blog.
Et ben ça y est. C’est chose faite.
Ne vous masturbez pas trop car vous risquez de pas m’entendre lorsque je gueulerais dans mon casque pour vous dépasser.
Haha !!!!

Have a good time les mecs !!!
Lancer la vidéo aux multiples Oscars!!

Darnétal ou les ours en compet.. (suite)

Première mission du matin, repérer les tentes de nos potes Nancéens et Lyonnais.

Au vu du nombre de tentes Queshua, nous abandonnons de trouver celles d’Alex et Jordan au profit des camions et voitures des mecs du 6-9.

Ayé! Vus! Le temps d’enjamber le terrain de foot qui nous en sépare et nous sautons avec délicatesse sur les tentes encore fermées de Jean-Marc, Bieuzy, Metty, Brice, Maz et…Pommy!

Les retrouvailles sont poignantes et malgré un Pommy encore tout alcoolisé, nous arrivons à sortir icelui de sa tente et resquiller boire le café avec tout le monde.

Bon, c’est pas tout ça, mais il est grand temps de se changer, y’a reco.

Enfin… nan, changement de programme, vu qu’on est là pour se tirer la bourre en mode “race”, il faut tout d’abord aller s’y inscrire.

Nous décidons alors, d’enfiler les cuirs pour une descente pépère (la route n’étant pas officiellement fermée) pour rejoindre la zone d’inscription et inspection du matériel.

On y retrouve des têtes connues comme Mitch, et Hangten, au contrôle technique, fort de les avoir vus peu de temps auparavant par delà nos montagnes lors de l’open-ride.

(souvenez-vous : http://www.youtube.com/watch?v=hs29TSzKs84 )

Ayé! Inscrits, on pose les numéros sur les casques à la mode “voiture de course” et hop, on remonte (à pied) pour le lancement officiel des runs de reco…

En attendant, et ben… on attend, patiemment sur la zone de départ….

Reco

Au bout d’un moment, Hop! Les premières luges et butt sont de sortie et ça part gentiment.

Bientôt notre tour, pile le temps, pour nos copains lyonnais de nous rejoindre.

Première vague, nous nous entassons sur la ligne de départ en attendant l’ordre du sympathique commissaire de piste et go!

Les fauves sont lâchés! (Crédits photo : P’tit Loup et Bieuzy)

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Les runs s’enchainent.

Le rythme augmente et ce qui a commencé par une reco tranquille se transforme très vite en runs d’ours avec nos copains lyonnais et nancéens si bien, qu’après une arrivée en paquet un peu rock n’roll à une bonne dizaine, nous nous entendrons dire par le commissaire de piste qu’à partir de dorénavant, les départs se feront à 4 et non plus à 15…. oh nul!!??

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Cette matinée est l’occasion parfaite de ride “safe” avec des potes et des rencontres ou retrouvailles telles que celles avec Flav (qui a bien pris du niveau l’encu le gamin), Jbus (aussi grande gueule que nous, mais en meilleur..), Collosius, géant aussi gentil que généreux (j’en reparlerai), et bien d’autres encore.

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(Crédit photo : Bieuzy )

13h, nous sommes cuits et affamés!! Nous profitons de la fin officielle de la session “reco” pour aller nous restaurer et … nous allonger dans l’herbe. 2h de sommeil la nuit précédente, ça devient dur, même pour nos organismes d’athlètes pourtant rompus à ce genre de traitement.

Sieste

(Crédit photo : Bieuzy)

14h! C’est pas tout, mais rester dans l’herbe en cuir, ça va bien 2 secondes, et on est pas là pour conter fleurette.

Direction, la grille de départ, les runs du matin nous ont mis en appétit, on demande le plat de résistance!

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17h! La route est enfin ré-ouverte à la circulation. Les roues sont chaudes, très chaudes.

Il est temps d’aller reposer tout ça et se changer pour une soirée qui s’annonce…très calme au vu de l’état de fatigue de tout le monde…

Le temps d’une petite mousse dans la zone de repas du soir et d’un sandwich/saucisses bien réconfortants, nous remontons dans nos tentes afin d’y trouver le sommeil du juste.

Chose que nous ferons à 21h, malgré les efforts alcoolisés de nos voisins germaniques un peu revanchards de notre arrivée la nuit précédente et surtout du réveil que nous leur avons offert…

Je m’endors en entendant crier “Red Team!!!” par un troupeau de beuglars juste à coté de nos tentes..

7h ! La rosée est omniprésente et détrempe les tentes.

Requinqués, c’est par un “Wake up Red Team!!!!” tonitruant que nous annonçons à nos compatriotes que nous sommes bel et bien réveillés!!!

Aujourd’hui, après la petite session reco, ce sont les runs de qualifs et là, ça devient sérieux…

Fab
(Crédit photo : Dim1)

To be continued….

Have a rest and look behind! (part 1)

Si longtemps que je n’ai pas posté, tant de choses à écrire, à raconter, trop de tout à faire en même temps, si peu d’heures dans une journée, si peu de sommeil dans une nuit, que le blog s’en retrouve au ralenti…

Et pourtant, à dire, il y a… Et pour le dire, rien ne vaut de commencer par le commencement, à savoir là où j’en étais resté la dernière fois… DARNETAL!

Un retour tardif certes, mais qui permettra d’avoir un peu de recul sur ce tourbillon de nouveautés (pour nous, les ours), et à d’autres, de raviver des souvenirs peut-être déjà passés dans le tiroir mental des bonnes choses oubliées, ou presque.

Brèfle, à peine commencé, je sais déjà plus où j’en suis…

Nous partâmes partirames nous fûmes donc, Adi “Le Gourou”, Pauca “El Bastardo”, Drazgul “Le juste” et Jere “Le Valeureux” (j’écris ce que je veux hein, c’est MON article..) en terre Rouennaise, là haut, presque dans le nord..

Souvenez-vous, j’avais émis quelques doutes quant à mes aptitudes (je parle pour moi là hein) à me montrer à la hauteur, résister à la pression et tout ça quoi… Les nombreux commentaires sympathiques y étant sûrement pour quelque chose, c’est finalement sans appréhension que nous nous sommes pointés là-bas pour 3 jours de ride intenses, de compet, d’ambiance différente..

Comme je le disais au début, commençons par le commencement à savoir, le jeudi 30 avril, jour où je suis allé récupérer le camion grâcieusement prêté par la concession Renault Artinian à Echirolles, sur la simple motivation de pouvoir aider une bande de p’tits jeunes qui n’en veulent…

Et quel camion! Moi qui m’attendait à une fourgonette, nous aurons, comme vaisseau, le tout nouvel Espace, celui là même qui ne connait plus les clefs de contact mais les cartes magnétiques et le bouton poussoir “Marche”…

10h30, je sors de la concession en prenant la mesure de la bête, direction…King Jouet (hé wé) pour y trouver, dans leur rebut d’emballages, des cartons pouvant faire office de tapis afin de ne pas griller la moquette et le coffre.

11H30, mission accomplie, plus qu’à faire le sac en attendant le soir, que le Drazgul finisse d’apprendre à des mickeys à pas se tuer en bécane, puis nous partirons récupérer Adi et Pauca, aussi frénétiques que deux damoizelles le soir du bal de la promo…

Puis…vient cette idée saugrenue, discutée un peu au hazard d’une discussion… puisqu’on risque de ne le faire qu’une fois, autant mettre le paquet et y aller à la ours n’roll. Pour cela, un détail à soigner s’impose : la coiffure… Ni une, ni deux, j’appelle un pote à la rescousse. Il est 15h, à peine arrivé, je lui glisse la tondeuse dans les mains pour une coiffure radicale à l’image de notre week-end qui s’annonce…

Allégé d’une bonne partie de ma masse capillaire (rouge comme un anglais au soleil), j’attends de tondeuse ferme mon compère qui y passera aussi.. On a les moyens ou on se les donne hein..

Ours Coiffure

Après avoir “réglé” (en partie) le délicat détail de la compagne pas forcément emballée plus que ça par le nouveau look de son cher et tendre (et père de ses enfants accessoirement), fiers et pouffant comme des gamins qui viennent de tirer leur premier caillou au lance-pierre, nous voilà, après 1h30 de retard sur le départ programmé, en train de monter, à 21h, chez Adi , récupérer les deux derniers ours pour ce qui sera : LA FAMILIA en COMPET!!

Enfin.. pas tout de suite, parce qu’avant d’avaler les quelques 8 heures de route qui nous séparent de Darnétal, il reste encore à entrer la garde robe et les jouets du Sieur Gourou, que même Madonna, elle se déplace pas avec autant de trucs pour ses tournées (chuis sûr!).

Il est 22h, la voiture est chargée à bloc, nous prenons la route de Darnétal avec comme co-pilote Drazgul, Adi et Pauca à l’arrière au montage d’une vidéo de la semaine passée. Idée de génie (si!) j’ai pris soin de faire un cd mp3 d’une bonne partie de mon répertoire de musique délicate, bien m’en a pris, car, point de fatigue durant le trajet..

5h10…. Arrivée à Darnétal après s’être un peu paumé au sortir de Rouen…

5h20, nous visons un bout de terrain au milieu de tentes Queschua que nous pensons être celles de Jordan et Alex… Seulement 15 min seront nécessaires à Adi pour gonfler son matelas dans le calme campagnard de ce camping improvisé réveillant à peine la cinquantaine d’allemands au milieu desquels nous plantâmes tentes et piquets,qui, à l’instar de nos potes nancéens, eux aussi, peuvent s’acheter des tentes dans le Décathlon du coin… Facile pour reconnaitre ses potes, de nuit à 5 plombes du mat…

5h45, nous sombrons dans le sommeil du juste.

Demain (tout à l’heure quoi), reco à 8h30. Demain… ça commence….

8h. J’entends une sonnerie de téléphone dans une tente annexe et me lève d’un bond en sautant sur le Drazgul emmitouflé dans son duvet “haute-montagne” : “Reco!!!! RECO!!!! y’a RECO!!!!!

8h05, je me rends compte en sortant de la tente archi humide que tout le monde dort encore, forcément, il est pas 8h mais 7… pas grave, notre réveil a déjà fait boule de neige parmi les tentes à coté des nôtres, et le regard accablé de nos voisins indiquent que notre arrivée a été..euh.. remarquée…

Une chose est claire, les ours sont dans la place, il est 7h30, le café chauffe et à 8h30, y’a reco!

Et là, ça commence… (suite au prochain numéro)….

Vive le stop !

Vive le stop!

Aujourd’hui c’est repos et on est jeudi. Qu’à cela ne tienne, je vais rider tout mon saoûl histoire de me faire overdose de Dé H. Problème tous mes congénères bossent ou on des trucs à faire. Merde  je vais devoir rider tout seul! Je m’en cogne de toute façon j’avais décidé de rouler donc pas de pitié je vais rouler.

La journée commence mal car il a plu toute la nuit et au levé du lit je vois par la fenêtre de ma chambre, un ciel nimbé de gros nuage gris.Hier j’ai entendu à la radio qu’il allait faire beau, j’y crois. Je me dis que c’est juste une question de minutes.

Mes  yeux tentent péniblement de se décoller de la nuit en déjeunant devant les dessin animés captivant de ma progéniture qui, elle, pète le feu de bon matin quand, soudain, une éclaircit divine troue l’épais matelas de nuage. Dieu existe et m’offre la chance de me faire mon fixe d’adrénaline. Heureusement que je suis pas croyant parce que j’irai brûler des cierges en psalmodiant des passages de la bible satanique ah! nan ! Merde la bible tout court!

Paysage

C’est plus que décidé ce coup-ci! La température à l’extérieur monte, comme celle à l’intérieur de mon petit corps. Même les tâches ménagères à effectuer ne pourront venir à bout de ce désir ardent qui me tenaille.

Acquitté de mes corvées, je grimpe dans la caisse et file au “supermarket” du coin et fais le plein de protéines pour la journée, puis direction Chamrousse.

En arrivant sur place, il persiste, sur la partie du bas, encore beaucoup de traces d’humidité.

Étant bénit des dieux, je continue à monter, en espérant que vu l’exposition de la partie du haut,elle devrait être sèche. Bingo!! Enfin presque, encore une heure et je devrai pouvoir descendre sans mouiller mes roulettes. Après une bonne collation je sors le hamac pour une petite sieste histoire de pas attendre sans rien faire mais surtout pour digérer.

Une fois ce dur labeur effectué je m’équipe, m’échauffe, m’étire et décide de garer la voiture à l’arrivée du spot.

Ben oui ch’uis tout seul donc je vais faire les remonté à pince ou en stop.

Paysage2

Il est 13h00 donc pas trop de monde. Mais un peu quand même! Et là! C’est quitte ou double. Soit tu tombes sur des gens sympas et curieux, soit tu tombes ou plutôt tu vois passer des gens qui se disent “Ho! maman j’ai peur! un mec en cuir sur le bord de la route! Il va me ruiner ma caisse!” Ou “Il a une sale dégaine!” et j’en passe un tas d’autre. Ceux là je ne veux pas les blâmer. Ils ont forcément une ou plusieurs raisons de pas prendre un gars comme moi, perdu au milieu de nulle part, en stop.

Par conséquent je m’arrêterai quelques instant pour remercier, ceux qui s’arrêtent pour que je puisse continuer mon activité favorite.

Oui je veux leur rendre hommage! Et ils le méritent amplement!

J’ai la chance de pratiquer un sport qui, malgré sa confidentialité, est ouvert sur le monde.

Nous sommes toujours en recherche de nouveaux spots, on rencontre plein de gens différents. Et ça me rassure sur l’avenir de l’humanité quand je m’aperçois de la diversité socio-culturelle des gens qui nous prennent en stop ou qu’on rencontre.

Leurs points communs que je retiens sont, l’ouverture d’esprit et la curiosité dont ils font part. Ca fait plaisir de pouvoir expliquer comment on ride, qui on est, de leur montrer que c’est un sport comme un autre. De pouvoir frimer quoi!

Nan! Sans déconner.

Ca fait plaisir de faire des rencontres et à ces gens là j’ai envie de leur dire “MERCI !”

Roissard

Merci de pouvoir me donner l’opportunité de pouvoir continuer de faire ce que j’aime faire.

Merci de ne pas s’arrêter aux apparences, merci de me faire confiance et encore merci parce c’est tout simplement sympa de s’arrêter pour rendre service.

Les autres ! Ceux qui ne veulent ou on peur de me prendre en stop, je ne leur jette pas la pierre. Peut être qu’un jour ils liront ces quelques lignes ou auront besoin de faire du stop à leur tour.

Je leurs souhaite de rencontrer quelqu’un qui s’arrêtera pour les aider, tout simplement par générosité pure.

J’ai peur..

Une semaine…

Une semaine nous sépare de notre départ vers Darnétal, notre première compète downhill à nous les ours (sauf à Pauca et Adri coutumiers du fait), et moi, j’ai peur..

Une semaine, déjà, que je ne dors presque plus, obnubilé par cet évènement, cette remise en cause de soi-même..

Le longboard, je le vois depuis mes débuts en novembre 07, comme une prolongation de ma vie de tous les jours, c’est à dire un exutoire, une extension de ce que je vis chaque jour au guidon de ma bécane ou encore avec mes gamins qui ont inventé à eux-seuls le RedBull c’est à dire, un besoin vital, une occasion de profiter de la vie tant qu’on est capable de le faire au détriment des préjugés et autres idées reçues..

Mais là… Darnétal, c’est une compétition, moi qui, depuis toujours refuse ce face-à-face d’idéologie quasi-capitaliste, je n’ai qu’une envie, prendre le volant et partir rider dans une organisation cadrée, avec plein de mecs que je ne connais pas, prêts à en découdre sur même pas 3 km de route alors qu’on a, chez nous, des spots de 5 à 20 km à rider entre potes..

On sera loin de la bourade entre ours où je m’appuie sur toi ou te tire en arrière (ou te pousse) avant une épingle.. non, là, ’s’agira d’être propre, respectueux et presque professionnel et ça, ça m’angoisse…

Alors quoi me direz-vous..ben je sais pas..

Du coup, je le prends comme un exutoire version ++, une occaze de concrétiser tout ce qu’on essaye de mettre en place ici, avec la Familia (copains Lyonnais y-compris), j’entends par là, faire connaître notre passion, notre sport, tenter, quelque part, de communiquer sur ce qui nous motive, nous fait vivre (Steve, là, c’est toi!), ce qui fait partie de nous en sorte..

Le longskate, c’est une constante remise en question.

On a beau être grande-gueule (Pommy encore pardon), le fait, par exemple, que des mecs que je respecte plus que tout niveau ride, viennent nous rendre visite le week-end prochain sur des spots un peu chauds de par chez nous, me fout l’angoisse de savoir si je serais à la hauteur, si je me mettrais pas au tas de façon temporaire ou définitive…

Brèfle, j’ai pour habitude et doctrine de me moquer de ce qu’on pense de moi, je me moque des jugements tant au niveau personnel que professionnel, mais là, j’avoue, j’ai peur.

Peur de pas être à la hauteur niveau ride, niveau poussée, niveau santé. Je bois régulièrement des bières plutôt que de me forger une santé d’athlète, et l’idée de me mesurer à des mecs affutés m’angoisse..

Pour me rassurer, je me dis qu’on y va pour la déconnade, pour voir quoi, mais une part de moi me dit “fais pas le voyage pour rien”… alors voilà quoi..

Darnétal.. on sera loin du ride d’ours aux touchettes (voire pire), on se doit d’être propre, professionnel presque et je sais pas si je serais à la hauteur..

Mais quoi qu’il en soit, j’y serai bordel! J’y serai!

Nous irons à Darnértal, ma grande-gueule et moi, mais ayez bien à l’esprit qu’une grosse part d’humilité se cachera sous mon air bravache, mes golibets et autres sarcasmes.. parce que oui, bien que tout de cuit vêtu, c’est nu, en quelque sorte que j’irai là-bas.

Mais j’irai, pour moi, pour la Familia, pour Steve, j’irai!

jere

Découvertes au Fab’s Land

Qu’est-ce qui nous pousse à chercher, tel les grands explorateurs ou ces conquérants de l’inutile, des lieux que personne ne soupçonne?

Quel est ce mécanisme qui nous pousse à  toujours vouloir allez plus loin, plus vite, à chercher ce spot magique qui sera bien évidemment remplacé par autre spot exceptionnel lui aussi?

La réponse est, je pense, dans la passion, dans le shoot d’adrénaline qui nous motivent tel le besoin de manger, dormir, respirer, et se reproduire.
Brèfle, il  faut rider encore et toujours sur des spots les plus variés possibles pour s’enrichir les yeux et remplir les casier à sensations de notre misérable cervelle.
On cherche à s’adapter à de nouveaux endroits donc de nouvelles sensations, de nouveaux jeux de lumières dans des décors, parfois, improbables ou même pour les plus sensibles, magiques.

Tout ça pour vous relater 3 nouveaux spots découverts dans le Fab’s Land.
Mais où est le Fab’s Land?

Plus le temps passe et plus je me dis que c’est un petit coin de paradis à quelques encablures de la capitale des alpes.
Tout à commencé un jour de balade familiale.
Avec mes parents et mon petit lardon, nous avions décidés de nous promener dans ce petit bout de contrée paradisiaque où travaille ma dulcinée afin de nous éclater la panse dans un de ces petits restos pittoresques du cru.
Après s’être repu d’une bonne pitance locale nous repartons par une autre route que celle par laquelle nous sommes arrivés.

Je dois préciser et remercier ma marâtre car c’est grâce à elle que nous avons fais le choix de ce détour au combien pénible pour elle. En effet, étant malade en voiture, nous avons cru bon de changer de route.

Malheureusement pour elle, le chemin du retour fut doublement plus pénible et sinueux qu’à l’aller.

Sans elle je n’aurais jamais eu l’idée d’explorer cette région inexistante dans mon humble cerveau.
La première est une route pas très difficile et parfaite pour les débutants (genre Pommy..D’ailleurs un autre article sur le pommymeter est en cours pour noter un niveau de difficulté sur les routes abordées).

Pas très gazeuse avec un revêtement digne d’une table de billard toute neuve. Si mes souvenirs sont bons le high speed sur cette portion de 2,7 km atteint difficilement les 50 km/h.

Route_pommy

La deuxième est celle que j’ai préféré. Elle doit faire un peu plus de 3 km avec un revêtement assez agréable.
Elle est plutôt large sur les deux premiers tiers et se resserre un peu sur la dernière portion qui a goût d’Izoard avec 3 épingles splendides et avec une assez bonne visibilité.
Les deux premier tiers s’avalent assez rapidement sans grosses difficultés majeures et sur la partie intermédiaire on peut prendre son pied dans un grand gauche assez long qui débouche sur la première épingle droite qui est légèrement en dévers voire un peu grasse.
D’ailleurs sur les premiers run on a pas était très propre avec le gars Jere.

Au fil des descentes, mon acolyte a réussi à tirer profit de cette épingle en plongeant carrément à l’intérieur et en calant son set de roues dans ce que j’appellerais presque, une grosse gouttière…

Enfin l’arrivée s’effectue après une courbe droite en aveugle qui débouche sur un pont suspendu assez jolie d’ailleurs, mais où il faut faire gaffe car il n‘y a de la place que pour une bagnole ce qui m’a valu un gros freinage ou j’y ai laissé un bout de semelle afin d’éviter une moto qui a du piler elle aussi.

Rhooooo !! Que c’était beau !!!…..

Cornillon

Et enfin la troisième qui a énormément plus à mon ami Jereerej car un peu plus rapide que la précédente et moins de temps de repos.

En effet celle-ci n’a que très peu de schuss et est très ludique.

Beaucoup de passages en aveugle  dans des enchaînements qui vous sautent à la gueule (ah les salopes!) et moins bonne visibilité sur les virages qui passent tous (quasiment) à l’accroche.

Il faut tout de même compter sur Jere, histoire de claquer deux ou trois clems pour conifier de la big zig. Faut pas déconner non plus!!
L’arrivée s’effectue également sur le même pont que sur la route précédente après s’être éclaté ta turbine à endorphine dans une immense épingle à droite où l’on pourrait passer à une trentaine de riders de fronts!

Si si ! J’vous jure que c’est pas du chiqué.
Roissard

Toutes ces routes sont plantées dans un décors magnifique.

Je vous promet d’agrémenter ce même article avec des photos dès que j’y retourne.
Pour conclure, je vous dirais que le rider que je suis, est un rider heureux, opportuniste et chanceux.
Bisoux les filles!!!!!!

Landyachtz represent! Yeah!

Là, ça commence à devenir rigolo…

Landyachtz, la marque avec laquelle roulent les ours depuis leurs débuts (hiver 07 quoi) vient d’inscruster quelques images de nos vidéos dans leur film officiel qui relate l’histoire de la marque canadienne aux pendulaires (entre autres) championnes du monde de downhill…

Rassurez-vous, ce n’est pas pour ça qu’on va prendre la grosse tête et qu’on va se mettre à ne plus parler à personne… :)

Non, bien au contraire, nous tâcherons de bien veiller à rester aussi grandes-gueules que nous le sommes depuis le début.. le seul truc, c’est qu’on va redoubler d’effort pour être à la hauteur des gonzes de la vidéo (ceux qu’on voit du début jusqu’au générique de fin quoi) car, ce sont eux, à n’en pas douter, qui assurent du g’nou sur leurs boards…

Donc, je vous invite à voir le premier épisode de la EH Team et surtout, de bien regarder jusqu’à la fin car la petite surprise qui nous fait rougir comme des gosses c’est après le générique… wé, y’a un début à tout hein.


Eh Team - Episode 1 - In The Beginning from Landyachtz Longboards on Vimeo.

Parce que tout est éphémère

On se doit d’en profiter.

Pas facile à faire au quotidien toutefois, mais faire en sorte de garder en mémoire que tout peut s’arrêter en clin d’oeil, ça peut permettre de relativiser certaines choses qu’on juge pénibles sur le moment mais qui peuvent, avec un peu de recul, paraître le plus souvent insignifiantes voire faire partie des “bonnes” choses de notre vie..

Petit coup de flip de la communauté depuis la fin du mois de mars et toute notre attention tournée vers Steve, le Style-Man de la bande des copains de Lyon qui se bat pour revenir parmi nous.

Gros coup de coeur de voir comment réagit son entourage, ultra courageux et ouvert, et ses potes de ride ou non, proches ou moins proches.

Content de voir que l’envie et le besoin de le voir revenir parmi nous se matérialise aussi par des sessions de ride, heureux de voir que ça continue de rouler un peu partout.

Plus qu’une passion, plus qu’un hobby, le ride est, pour bon pour nombre d’entre-nous, un mode vie, un besoin vital, et pour Steve le premier à n’en pas douter…

Pour nous battre à ses cotés, pour penser à lui, cet après-midi je vais reprendre le cuir, la board et, avec le Drazgul, partir découvrir de nouvelles routes, de nouveaux virages, de nouveaux paysages.

jere espi

Un peu de tout

Voici donc mon premier article sur ce blog qui tend à devenir une institution, une référence, une bible à roulettes pour des millions de lecteurs assidus.

Pour ce premier écrit parmi mes amis du verbe et de ride, je m’en vais vous faire un descriptif et un comparatif (en aucun cas objectif) de mes deux fidèles destriers de guerre me supportant lors de mes session descente.
Tout d’abord, à ma gauche, élégante et fine française, précise mais tolérante, j’ai nommé ma chère SC8 Race XI EVO. Et à ma droite, la nouvelle venue dans mon quiver, puissante et imposante canadienne, surbaissée et confortable… Je parle bien entendu de la Landyachtz EVO.

Photo1

Commençons tout d’abord par une description du matériel équipant chacune de ses planches d’exception. J’ai débuté la descente avec la SC8, à elle l’honneur (et oui, à La familia, nous sommes des gens distingués, et raffinés!!)
Ma Race à un flex de 90kgs, tout en étant tout de même un poil flex ce qui permet d’amortir un petit peu certaines aspéritées et imperfections de la route. Elle est montée en “drop through” avec des Kahalanis (Trucks usinés très bas long de 205mm), eux même équipés en gommes cylindrique Khyro rouge. La partie roulante est composée de roues GPS G-Force (75mm/78A) et de 4 x3 roulements de la marque Blazer.

Quelques photos pour présenter ce set up :

Photo3

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Présentons maintenant la nouvelle venue qui va avoir la lourde tâche de me supporter et de m’épauler dans la pratique de mon sport préféré.
Le plateau est donc celui de la Landyachtz EVO 2008 customisée par l’ami Adi. Cette métamorphose à la sauce “Pimp my board” n’est que d’ordre esthétique. Elle se caractérise par un placage carbone sur le dessus et le dessous de la planche. Les trucks sont des Bears Grizzlys (184mm de long, axe 8mm, embase de 50°) montés avec des gommes noires JimZ (85A). A l’intstar que la SC8 les roues sont identiques.

Quelques photos du nouveau monstre :

EVO1

EVO2

EVO3

EVO4

Bon maintenant que les présentations sont faites, entrons au vif du sujet et attaquons la comparaison.

Il ne s’agit pas de savoir qu’elle est la meilleure board : cela n’est pas possible… Elles sont tout simplement différentes. C’est le rider qui fait la board et non pas l’inverse…

La première chose qui frappe chez la Landy, c’est bien évidemment le fait qu’elle soit pendulaire et donc très basse. J’ai voulu, par curiosité, comparer la hauteur des plateaux.
A mon immense surprise, la SC8 est quasiment aussi basse que la Landy ! Cela est surement du à la faible hauteur des Kahalanis et au montage rabaissé de la SC8… Le flex jouant, la hauteur entre les deux planches est similaire (la Landy n’a absolument aucun flex…)

Photo12

Phot11

Continuons l’investigation.
La landy est plus longue que la SC8, ce qui en fait une board plus polyvalente et plus confortable.

En effet, nous avons 87cm d’entraxe pour la SC8 et 93cm pour la landy, ce qui fait tout de même une différence non négligeable. De plus, malgré une largeur maximale identique, je trouve que la landy est mieux agencée , les 24 cm de largeur sur la sc8 se situent au milieu de la planche, ce qui n’a pas un très grand intérét car les pieds ne se trouvent que très rarement à cet endroit. Par contre pour la Landy Evo, cette largeur se trouve tout à l’avant de la planche, ce qui permet d’avoir beaucoup de place pour loger son pied.

Un autre point à l’avantage la canadienne est le fait qu’elle soit rabaissée. En effet la partie inclinée à l’arrière de la planche permet de caler le pied arrière en position de schuss. Cela permet de rester plus longtemps en position sans en souffrir . Cela permet aussi d’avoir le dessous du pied en contact avec le grip lorsqu’on négocie un virage en back ( ce qui n’est pas possible avec une planche non rabaissée : seule la tranche du pied est en contact avec le grip et le dosage est un peu moins précis je trouve).

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Que dire de plus sur ces deux planches…?

Ah si ! Le concave entre ces deux dames fait partie de deux familles différentes : la SC8 possède un concave régulier sur toute la largeur, alors que la landy est plate sur une grande partie pour aboutir sur des bords relevé de manière un peu prononcé. Après c’est une histoire de goût…

Le dernier point “physique” est le poids… La landy est beaucoup plus lourde que la SC8. Cette dernière pèse 4,75 kg toute équipée, et la canadienne entre 5,5 et 6kg. Cela m’effrayait au début mais finalement une fois dans la descente, cela ne se sent que très peu. Les freinages doivent être un petit peu plus appuyé à même vitesse je pense, mais rien de transcendant.

Après la comparaison du physique, passons au comportement en descente (bien que je n’ai utilisé la Landyachtz Evo que le temps d’une journée pour l’instant).

Commençons par le commencement, la poussée…

N’ayant pas énormément serré les bears, la poussée était facile car je pouvais recentrer la planche juste avec le pied restant sur la planche, et une planche rabaissée permet de pousser plus facilement (pas de changement sur ce coté étant donnée la même hauteur..)

Phot13

Etant donnée le peu de temps où j’ai pu l’utiliser, je peux simplement dire deux choses pour le moment: les roues s’usent beaucoup plus sur la pendulaire, et cela est dû au fait qu’il est reconnu que les planches rabaissés ont tendance à glisser plus facilement en épingle. Deuxièmement, et cela est peut être dû aux trucks, mais la canadienne me semblait un peu plus agile. Après cela n’est qu’un ressenti personnel (comme tout cet article).

Je complèterais cette partie en y ajoutant d’autres commentaires lorsque je me serais un peu plus habitué à cette nouvelle compagne.

J’espère que ce premier article que je partage avec vous, vous a fait passer un bon moment et que vous y avez trouver un intérêt quelconque.

Pauca