Familia Ride And Bar

Le blog de la fine équipe de riders de Grenoble

Archive de ‘Equipe’


Flash-back : Chuyer Gold Trophy 2009 par JBus

Un petit coup d’oeil sur la vidéo de Jbus qui nous ressort des images du Chuyer Gold Trophy de l’été dernier!

Superbe qualité, superbe prestation des riders (beaucoup de la Familia d’ailleurs : Gabin, Pierre, TontonGui, Pauca et Drazgul en mode “saturday night fever!”

Bon boulot !


jere

Landyachtz represent! Yeah!

Là, ça commence à devenir rigolo…

Landyachtz, la marque avec laquelle roulent les ours depuis leurs débuts (hiver 07 quoi) vient d’inscruster quelques images de nos vidéos dans leur film officiel qui relate l’histoire de la marque canadienne aux pendulaires (entre autres) championnes du monde de downhill…

Rassurez-vous, ce n’est pas pour ça qu’on va prendre la grosse tête et qu’on va se mettre à ne plus parler à personne… :)

Non, bien au contraire, nous tâcherons de bien veiller à rester aussi grandes-gueules que nous le sommes depuis le début.. le seul truc, c’est qu’on va redoubler d’effort pour être à la hauteur des gonzes de la vidéo (ceux qu’on voit du début jusqu’au générique de fin quoi) car, ce sont eux, à n’en pas douter, qui assurent du g’nou sur leurs boards…

Donc, je vous invite à voir le premier épisode de la EH Team et surtout, de bien regarder jusqu’à la fin car la petite surprise qui nous fait rougir comme des gosses c’est après le générique… wé, y’a un début à tout hein.


Eh Team - Episode 1 - In The Beginning from Landyachtz Longboards on Vimeo.

Que font les ours entre midi et deux?

Il faut avouer qu’on a du pot.

Du pot d’habiter dans une région qui nous permet, à la pause déjeuner, d’enfiler le cuir, le cax et les gants pour aller se jeter sur la montagne d’à coté et d’en profiter un max sur un si cours laps de temps..

C’est donc hier soir qu’avec le Drazgul, en plein point météo qui ne s’annonçait pas des meilleures augures pour la semaine à venir, que nous est venue l’idée d’aller s’en jeter une petite ou deux du coté de Laval.
Pendant que certains allaient prendre un sandwich, nous on irait bouffer des courbes, de l’épingle, du Pif-Paf en veux-tu en voilà!

Arrivé le premier sur le parking de Brignoud, je me change et décide que si Fab et Pauca ne sont pas là quand je suis prêt, je m’en ferais une en stop car j’ai pas tout l’après-midi….

Mon dernier lacet tiré, j’entends la voiture des compères qui se garent : Yes!

Rapide changement de tenue et hop! Nous voilà fin prêts pour une petite séance “Déhache” pas improvisée mais presque

Parking

Fab et moi prendrons le premier relais, Pauca le volant ce qui lui permettra de jeter un oeil à la piste route.

Première descente de chauffe pour Fab et moi, Pauca fait sa première avec moi..

Je tente tant bien que mal de lui indiquer les pièges de la route (genre : trous, caillasse, tâches suspectes) mais rien n’y fait, le plus isérois des médocains se complait, semble-t-il, à rouler dedans…

pif-paf

La route lui plaît ! Tant mieux! :)

La dernière descente sera, plus vivifiante qu’un p’tit dèj au RedBull pour Fab ainsi que pour Pauca qui le suit et moi en voiture derrière…

En effet, un des pièges de cette route se trouve sous les traits d’un gauche en apparence anodin mais qui, alors qu’on est lancé depuis le départ en courbes gazeuses, se révèle assez traitre…

Alors que Pauca est à ses basques, le Drazgul pose un tout petit peu le cerveau à l’approche de ce gauche, bien décidé à ne pas se faire doubler par le sieur Pauca…

Catchage de planche, le Drazgul emboite le virage en reprenant du gaz…

J’attends qu’il se redresse…. mais là, je vois qu’un truc ne colle pas…

Alors qu’il sont à plus de 60 km/h, je vois le Fab toujours accroupi sur la planche, dans une position pas vraiment (mais alors vraiment pas) rassurante.. La planche bouge dès qu’il amorce de se relever et ils approchent des enfilades de la forêt..

Pauca a compris ce qui se passe et met de la marge entre le Fab en situation critique et nous…

Une voiture dans les enfilades, le Fab toujours pas relevé prend de plus en plus de vitesse.

Il réussit à maitriser sa 11 plis et à négocier les courbes ainsi que la voiture et à l’approche du droit du “Base Jump” je le vois se redresser, doucement, et attaquer le virage comme si de rien n’était s’offrant même le luxe de repartir en schuss aussitôt la courbe passée!!!

Bourre

A une époque pas si lointaine, on aurait eu droit à un putain de carton… Là, on sent qu’il y a eu de gros progrès techniques tout d’abord et psychologiques également pour ne pas avoir cédé à la panique dans une situation aussi critique…

Chapeau mec!

Fab

13h20, il est temps de rentrer bosser…

Trop court comme session, tellement c’était bien !!!

Merci les copains

sponsors

Au passage, une photo de l’ambiance dans la voiture, ça m’a fait plaisir de retrouver Pauca (dans son état normal sur la photo… )

Désolé pour la qualité, mais la luminosité était pas top et on est pas des supers pro niveau obturateurs…

Voiture

Hop! Notre échauffement :


jere

Pourquoi j’aime le Milieu (du longskate)

Oui? Pourquoi?

Je pourrais tant discerter sur les sensations de glisse, de l’image du rider rebelle, de l’esprit libre et décalé d’un dopé de la “surfing wave” que, si le sujet était tombé au bac de philo à l’époque où, cheveux longs et aspirant à une carrière de pro-snowboarder, je m’échignais à écrire sur une question aussi futile que bien d’autres que moi, et bien avant, avait décortiquée, analysée et prosée, le tout avec bien plus de maestria que ma pomme (qui pensait surtout à “vais-je avoir le courage de placer ce saut de barre de 7 mètres à la fin de tel couloir ce week-end sans me briser la moitié du squelette?), j’aurais alors, si le sujet était tombé, pu écrire 15 feuilles doubles à petits carreaux sans sauter de lignes…

Bon, j’arrête les phrases de 15 lignes de long et je me focalise sur le sujet du jour et je vais tenter de faire court…

Se poser une telle question revient à se poser LA question :

“C’est quoi le longboard pour toi?”

A une époque pas si lointaine (genre novembre dernier), j’aurais répondu sans avoir tourné 7 fois le clavier dans ma bouche avant de balancer ma connerie : ”

“C’est la descente!!! Le Daune-ille!!! Le vrai truc de mecs là, tu sais…”…

C’est vrai…

Bien que m’étant taillé à coup de serpe de scie sauteuse un truc qui ressemblait de loin à un longskate (surtout grâce au RII de 180mm de large) depuis presque 4 ans dans le but, à l’époque, de ne jamais avoir à marcher (quelle horreur!!) alors qu’on pouvait s’offrir des sensations uniques juste en allant chercher le pain, l’appel des montagnes juste au dessus de mon chez moi me titillait alors vraiment la caboche…

Mais c’était Avant!

Avant quoi?

Avant que je ne me consacre exclusivement au DH.

Que je n’investisse dans du “vrai” matos, aussi bien en planche qu’en éléments de sécurité et surtout, surtout, que je ne découvre qu’il y en avait d’autres, comme moi (voire pire que moi) qui faisaient la même chose…

Et là.. alors que je ne cherchais aucun sens à ma vie qui roulait pépère avec mon lot quotidien de sensations, j’ai trouvé autre chose…ou plutôt, autre chose m’est tombé sur le coin de la trougne comme le piaf tombe sur le lombric un soir de chasse!

Moi qui me pensait asocial (j’ai bien tenté l’expérience sur des forums motos (mon dada quotidien), mais j’ai finalement laissé reposer la pâte comme disait ma grand-mère, préférant les longues sorties de quelques jours en solitaire plutôt que les concentres surpeuplées), j’ai trouvé des gens à qui parler, des gens (hors famille) auxquels je pense quotidiennement (chose rare pour moi, m’en voulez pas), des gens qu’il me tarde souvent de retrouver.

De retrouver autour de quoi?

Ben justement, j’y viens (pour ceuzes qui s’endorment déjà, c’est bientôt fini).

Pas autour d’une bête planche de bois aussi designée soit-elle j’entends.

Nan, autour d’une passion déjà.

Autour d’échanges, de partage de sensations, d’expérience, d’amicalité.

Fab_Pipay

Quel étonnement pour moi, de faire l’objet (avec les autres bourrins de cet hiver) (Salut les gars!), d’une invitation à rider de la part des Lyonnais, des mecs dont je connaissais à peine le pseudo il y a quelque mois sur un forum bien connu de chez nous, et à propos desquels je trépigne d’impatience de pouvoir leur rendre la pareil sur nos routes à nous!!

Le longboard pour moi c’est ça :

- un monde déjà. Fait de multiples facettes (slalomeurs, danseurs, slideurs : je vous aime!!), de déconnade, de mauvaise foi, de défis, de sueur et d’envie d’en découdre ou de rouler pépère.

Qui ne s’est jamais retrouvé après une bonne session de ride avec un bon bleu de 20×20 cm ou boitant pendant une semaine mais toujours partant, sur la planche dès qu’une session se profile à l’horizon???

- un monde qui se serre les coudes, dans lequel les bobos et les tracas des uns deviennent sujet de préoccupation des autres (à vous les Lyonnais, je suis prêt à signer une pétition voire à la monter en ce qui concerne ce qui vous arrive; A toi Pommy, je partage ta douleur de te voir te faire déposer par n’importe quel rider grenoblois (hu hu hu)).

- un monde qui bouge et qui vit avec son temps

- un monde dans lequel les vieux les plus expérimentés n’hésitent pas à partager avec les bleue-bites nous, les nantis

Photo de Famille

- un monde où le clivage “compétition/amateurs” n’est pas encore totalement consommé

- un monde, enfin, où un mec ou des potes, dans leur garage, se fende le neurone pour sortir des planches toutes aussi belles et efficaces les unes que les autres..

- un monde où un mec a suffisament de ce petit grain de folie qui lui fait remonter sur une planche avec un bras dans le plâtre pour se surpasser en DH ou ressentir une troublante sensation de manque s’il se trouve dans l’incapacité de rider pendant plus d’une semaine…

P’tain! Que j’aime ce monde!

Je me souviens, derrière la brume vaporeuse de la soirée de l’Open Ride au Mt Verdun, des joutes verbales avec les gars du Nord de Paris comme si, ces mecs là, je les connaissais depuis tout le temps et qu’on passait notre temps à se charrier dans la bonne humeur et dans l’unique optique du lendemain : se tirer la bourre et prendre du bon temps!!

P’tain, allez j’arrête car j’ai déjà mon 17/20 assuré en philo et la larme à l’oeil en regardant Pipay ce soir, sec, sans avoir pu aller y rider par manque de temps…

A vous les studios, et à bientôt sur les routes.. j’essaierai de vous attendre un peu.. (hin hin hin).

Je vous laisse avec une reprise des Bérus par les Ogres de Barback & les Hurlements de Léo

Salut à vous!


Découvrez Les Ogres De Barback Et Les Hurlements D’léo!

jere