Familia Ride And Bar

Le blog de la fine équipe de riders de Grenoble

Archive de ‘Downhill’


Parce que ça a quand même été une session “supersonique”

Parce que quand même, malgré la grosse mésaventure du Drazgul (qui a marqué tout de même quelques esprits…) l’Espi de ce dimanche dernier a été le théâtre d’une très bonne session downhill, une de mes plus rapide pour moi, et encore, je n’en ai fait que la première partie…

Par conséquent, place au ride, aux belles images, aux schuss, aux épingles, à la “poussée” de Gael (le gars en roller sur la vidéo), aux aspis…

Un très beau montage de Pauca, filmé par lui-même, Adri (notre gourou) et Para (buttboard)…

Je sais pas vous, mais moi je dis que, grâce aux copaings du sud, l’Isère est en train de prendre du niveau…

Accrochez-vous, ça envoie de l’air! (perso, j’aime beaucoup la fin)

Parce que cela reste tout de même un sport à risques

The unseen - So sick of you

Parce que cela reste tout de même un sport à risques, il faut redoubler de prudence..
Certes, mais il faut bien avouer que le longboard downhill a ça de paradoxal : que sa pratique et ses “sensations” viennent justement de cette caractéristique.

Je m’explique : on irait avec beaucoup moins d’entrain sur une séance “DH” si on savait qu’on était cantonné à une pente de supermarché, fleurant bon les 3% de pente…

Alors la question se pose? Comment équilibrer le coté “prudent” avec le coté “downhill” (et tout ce que cela représente sous ce terme)?

Selon moi, quelques règles de bases :

- un spot à ton niveau tu choisiras
- au dessus de tes pompes jamais tu n’iras
- au milieu des autres, point de manœuvres dangereuses tu feras
- les coups durs tu anticiperas (au mieux..)

Mais voilà, malgré ces principes de bases, on est jamais à coté de la chute bête à un moment critique..
Le crash du Drazgul sur l’Espi ce dimanche dernier est là pour nous le rappeler..

Aucune panique de son coté au moment du crash, la situation était “connue” mais la suite un peu plus violente que prévue… On ne heurte pas un muret en béton et la falaise derrière à pleine balle sans en sortir un peu amoché…forcément.

Petit coup de flippe de ne pas voir le Fab à l’arrivée malgré le passage du camion de queue… re-petit coup de flippe de le voir allongé sans bouger dans ce fossé de béton entre la paroi et le muret, complètement invisible depuis la route…

Puis rassuré de l’entendre parler, de le voir remuer doigts et orteils mais un peu moins dès qu’on a compris qu’il avait “tilté” pendant 2 à 3 min et qu’il a mis une bonne demi-heure à se souvenir de la descente en entier…

Cela dit, ça aurait pu être moi (un peu ce qui m’était arrivé à Herbeys il y a 3 semaines).

Ce qui fait plaisir, c’est que, malgré le fait que le bonhomme soit un peu amoché, il n’a pas sombré à l’envie (compréhensible soit dit en passant) de rompre les amarres avec ce milieu un tantinet dangereux, que malgré son incapacité à rider pendant 2 mois, il tienne toujours à participer aux sessions quitte à faire le chauffeur ou filmer ses potes.

Chapeau mec!

Rien que ça, ça mérite une médaille de motivation et de passion certaine!

En vidéo, une petite vidéo “clin d’oeil” au Drazgul et à ce dimanche à l’Espigoulier!


jere

Fab’s Land

Parce que j’étais là, en train de lire le blog de Bieuzy sur son week-end de ride avec nos amis les bêtes les lyonnais, que j’ai eu envie, moi aussi, et pour pas faire comme tout le monde mais presque, d’écrire un petit compte-rendu rapido de notre samedi de ride avec mon compère Drazgul..

On était que deux car, et d’un le troisième ours homme, rider de Landy, s’est malencontreusement retrouvé dans le plâtre (au volley-ball !!!) (sic) et que le médocain hirsute qui nous accompagne souvent était reparti dans son plat pays du sud-ouest de la France.. Quant aux autres, ben, ils pourront pas dire qu’on les a pas prévenus hein.. soit 1h à peine avant l’heure du rendez-vous, sur le forum qui plus est…

Session à l’arrache, quand tu nous tiens..

Or ça, c’est donc vers les terres du Drazgul que la journée devait nous mener.

Au menu, on pensait retourner sur le Chabotte du coté de l’Alpe du Grd Serre (souvenez-vous) mais une épingle et des enfilades rapides étaient trempées..

Pas démontés, on se retourne sur un repérage du coté des plages de Savel (le long du lac de Monteynard)

Lac

Grande première car on y a jamais mis les roues.. Parfait pour s’entrainer pour un Valdrôme car le bitume y est ici plus que rugueux…

Malheureusement, malgré la vue terrible d’une épingle au dessus du lac (pas tomber…) la route est encore pleine de gravillons qui me donnent l’impression que la planche du Drazgul, courageux pilote d’essai sur ce run, survole la route plus qu’elle ne roule dessus… Et c’est sans parler des freinages qui font se soulever ces petites caillasses à la pelle…
Pas tenté de la faire à mon tour, on opte pour une autre route, repérée en plein milieu de l’hiver juste sous la départementale qui nous emmène dans la tanière de mon hôte d’un jour..

Sec, à peu près propre… cette fois sera la bonne!

Je m’élance à mon tour..

C’est pas large, mais le bitume est parfait et la vue magnifique.

Des enfilades pour commencer qui prennent de la vitesse sans jamais vouloir s’arrêter, puis un droit (zone de freinage) qui rentre dans un gauche un peu étroit avec une voiture, là toboggan qui plonge sur une épingle à droite très serrée.

De là, on plonge dans un pif-paf qui repart vers… un autre pif-paf moins prononcé qui déboule, lui, sur une petite enfilade débouchant sur..un toboggan qui amène à une épingle gauche très serrée également.

Là, grande première, après une petite ligne droite, on coupe la voie de chemin de fer du petit train de la Mûre (si!) et sitôt passés les rails, un troisième toboggan nous emmène sur une enfilade droite-gauche qui précède une toute petite ligne droite (zone de freinage) juste avant le 4ème toboggan et la deuxième épingle à droite (serrée) de la route.

Enfin, enfilades rapides jusqu’à la deuxième et dernière épingle (à gauche) qui débouche sur l’arrivée, juste avant le petit bled du fond de la vallée dont j’ai oublié le nom…

Des chutes, des tout-droits pour un spot technique mais très rigolo…

jere

Ô joie! Ô bonheur! Adieu les soucis! Et vive le downhill

A écouter pendant que vous lisez ce petit mot doux.

Difficile de résister à l’appel de l’asphalte lorsque le ciel est bleu et que l’astre solaire brille. Surtout que la période hivernale de cette année n’est pas propice à nos ébats préférés que sont les sessions Downhillesques.

D’ailleurs, on cède souvent à la tentation d’enfiler le cuir imprégné de l’odeur de fennec si caractéristique, de se tirer la bourre à qui mieux mieux et d’aller voir si les plaques d’immatriculations se lisent plus facilement lorsque l’on peux les toucher du bout des gants lancés dans une épingle à vive allure.

L’impatience de rouler vient du fait que ces derniers temps, comme la météo est pourrie, les soucis du quotidien sont amplifiés. Ne serait-ce que d’entendre ce foutu radio réveil qui me pète les oreilles (et surtout les burnes) et qui me rappelle que je dois me bouger le cul pour aller me faire chier au taf pour ramener cette putain de caillasse qui me permet de vivre… Ou plutôt, de payer mes factures avec lesquelles j’aurais bien envie de me torcher le cul.

S’ensuit la terrible routine des bouchons quotidiens, et durant lesquels le poste radio dégueule les malheurs du monde afin de me faire oublier les vrais problèmes et le fait de me faire enfler (pour ne pas dire autre chose).

Bien évidement, il ne faut pas que j’oublie mes contemporains sans qui, avec leurs sales tronches de dépressifs, ma journée ne serait pas pourrie a souhait.

J’en arriverai presque à devenir aussi triste et malheureux si je devais subir les outrages et les frustrations de ces journées longues et ennuyeuses.

Mais je comprends rapidement que tous ça va sortir de ma tronche, quand je reconnais la douce voix d’un de mes compères en rut, au téléphone.

J’élabore déjà une stratégie pour m’extirper de mes obligations parentales et conjugales.

C’est comme quand t’as les couilles à 10 bars et qu’elles sont prêtent à te péter à la gueule. Et ben, tu prends tout ce qui te tombe sous la main un soir de beuverie.
C’est à dire que je peux plus résister et du coups je la met en sourdine, je fait le beau et j’expédie vite fais bien fait toutes les tâches ménagères qui m’incombent, sans piper mot, et s’il faut faire un peu de lèche et bien j’en rajoute un peu, voire beaucoup.

Tout est bon pour avoir l’aval de mon ministère de l’intérieur!!!!!

C’est un p’tit jeu où beaucoup jettent rapidement l’éponge mais ma santé mentale en dépend. Au moins ça m’évitera de dérouiller femme et enfant…
Bref à coté de tout ça, les Misérables c’est le Club Med.

Vient enfin le moment de partir et de ranger dans la caisse mon matos…
Mettant à profit ce putain d’hiver qui m’a obligé à me terrer dans ma tanière, j’ai, des semaines durant, affûté mon matériel.

Une volonté de fer est nécessaire.

Imaginez : dehors il fait froid, il neige, la météo vient d’annoncer qu’il va encore neiger 3 jours et qu’ensuite une nouvelle perturbation va s’amener sur le coin de ma gueule pour y déverser des seaux d’eau.
Sur ce, ma douce me demande d’étendre le linge en ayant, au préalable, allumé un feu, fait la vaisselle et finit de ranger cette paperasse qui s’amoncèle sur la table de la cuisine. ARRRRRRGGHHHHHHH!!!!!!! Merde, merde et merde!!!!!!!!
Direction la cave et là, coups de poignard.
Elle est là, toute propre depuis 3 semaines. Grip brossé, bois lustré, roulements nettoyés et lubrifiés et je peux pas aller rouler!!!
Tout est dans le sac, casque, combarde, gants , groles, outils et pièces de rechange.
Prêt à prendre la poudre d’escampette.

Mais bon ou en étais-je? Ah oui!

Le sac est dans la bagnole. J’ai pas oublié de dire “à ce soir” et de bisouiller la petite tribu.
C’est bon , moteur!! Je fais hurler par les haut-parleurs de l’auto-radio, un bon gros son de néo-métal ou de punk.
Ca, c’est pour la mise en condition psychologique. Pourquoi?!
Rappelez-vous le pote en rut, et bien il est aussi à cran que moi.
Ca devrait encore être saignant tout ça!
La frustration est toujours là, et la route est beaucoup trop longue pour arriver au spot salvateur.
Les infractions au code de la route se multiplient au fil des kilomètres. Ce serait vraiment trop stupide de se faire gauler. Là, ça finirait vraiment par me pourrir, et d’un, la semaine et de deux, la session annoncée! Et Je n’ai pas envie de finir dans les faits divers de la rubrique “meurtres”.

Mais je ne lâche pas l’affaire et j’arrive sans encombre, la bave aux lèvres, sur le parking du spot.
La fratrie est déjà là, en train de se préparer. Tel Zébulon (et encore à coté de moi son ressort est naze), je m’éjecte de la tire pour saluer ma horde de potos qui, comme moi, ont la trique et sont prêts à éjaculer plus rapidement qu’un précoce.
Pas besoin de beaucoup parler, les regards complices se suffisent à eux seuls.

C’est encore trop long et j’ai mal au bide. Mais ce moment qui précède la 1ère descente est vital.
Le dépucelage, la récompense de cette période de sevrage forcé prend fin.

J’enfile mon …( nan! pas mon pote !!) …mon cuir nauséabond, lace mes lacets,vérifie que mon pneu tient encore, je sors la planche du coffre avec (presque) la larme à l’oeil, contrôle du set up peaufiné aux petits oignons et enfin en route pour la première navette de la session.

Je ne me rends pas compte que je suis entré dans la 4eme dimension depuis que j’ai chargé la voiture. Je suis heureux, insouciant, libre dans ma caboche.
Bref, je profite de la vie.

Fab

A partir du moment où je verrouillerai mon casque et enfilerai mes gants, les runs vont s’enchaîner, rendant la notion de temps impalpable voir inexistante jusqu’à ce que le jour décide de nous quitter mettant un terme à ma joie enfantine.
Les regards de mes compères en disent long sur leurs états de bien être et le zef qui s’engouffre dans mon casque me grille les neurones, me rend euphorique et me fait péter le palpitant hors de la cage thoracique à chaque descente.

L’essence même de mon corps n’existe plus. Seules les trajectoires, les tirages de bourres, les aspis et poussettes m’animent d’une jouissance incontrôlable.

Chaque run fait naître un nouvel orgasme et me fait exploser de joie. Je suis libéré…

Puis le jour décline et il faut se rendre à l’évidence, et je me surprends tout de même à implorer RÂ pour qu’il m’offre encore quelques minutes de plus, le temps d’un dernier run.
Je mate ma tocante, fais le calcul . Putain! J’ai rien vu passer.
4 h00 qu’on se tire la bourre comme des décérébrés courant après le vent!!

Allez, on file à l’abreuvoir se faire une mousse? Ca sonne le glas de la session des ours.

Place aux commentaires à propos des runs, des techniques, des trajectoires et des délires.
Puis on passe aux au-revoirs, espérant très rapidement une nouvelle session.

Vient le retour à la maison.
Ch’uis vidé, le punk cède sa place à Céline Fion…
Nan je déconne! Mais quand même à quelque chose de plus soft.

La soirée à la maison s’écoule paisiblement sans distributions de tartes et de soupes de phalanges.
Et Morphée m’accueille sans peine…
Jusqu’à ce que ce putain de réveil se mette à crachoter sa daube mettant un terme a la douce euphorie de la veille…..

Fab (aka Drazgul)

Quand les papa ours de la Familia prennent leur planche à roulettes

… ça devient vite une session de tonnerre de Brest!!!

Alors que certains se sont sentis obligés, par un calendrier mercantil, de se tenir auprès de leur moitié (parce que les autres jours, en fait, c’est pas forcé hein..huhu), d’autres, ont bravé la morsure du froid pour aller s’en coller une petite du coté de Herbeys…

Bien contents d’avoir trouvé leur spot d’hiver (au détriment d’un autre : Laval), les trois papa ours de la Familia sont retournés sur ce coin très joli, un peu dangeureux, tellement jouissif!!

Pas moins de 14 runs qui nous ont laissés complètement épuisés avec, par moment les flocons qui nous accompagnaient au départ.

C’était une session de passe d’armes entre le Drazgul (Fab) et votre serviteur à coup de “je te suis, te rattrape et te pousse ou te dépasse pour que tu me fasses l’aspi”, le tout sur 3,7 km.

Franck a sagement déglacé ses nouvelles roues vertes tout en prenant de plus en plus d’assurance si bien que les derniers runs ont offerts quelques beaux passages en courbes au raz du vibreur.

Mais comme on était pas là que pour rigoler, on a aussi bossé notre gros point faible pour la coupe de France à venir lors des 11-12-13 avril prochains à Pouzauges, j’ai nommé : les départs à la poussette..

Parce que wé, par chez nous, pas vraiment besoin de beaucoup pousser pour vite prendre de la vitesse (des fois, c’est même plutôt l’inverse, on préfèrerait que ça aille un peu moins vite dès le départ..).

Du coup, on a pu assister au coming-out de notre Drazgul qui, fort de son passé de streeteux, nous a facilement collé 5 bons mètres à chaque départ lancé… Pas de doute, s’il y en a un qui a toutes ses chances à Pouzauges, c’est bien lui! ( Si vous me croyez pas, regardez bien au début de la vidéo, rien n’est accéléré..)

Quelques passages :

- les poussettes et petits trains à toc avec le Drazgul

- le pappy en voiture qui nous a bouchonné et qui a même pas réalisé que j’essayais de le doubler (voir vidéo)

- Franck et Fab qui croisent (pile dans l’endroit le plus chaud) une voiture de gendarmerie (qui fera demi-tour plus tard, mais apparemment sans vouloir nous en tenir rigueur)

- un freebordeur de Paris chez nous qui venait s’entrainer alors qu’on finissait notre journée

- les chevaux des prés qui jouxtent la route qui commencent à ne plus avoir peur de nos passages et qui se laissent aller à la curiosité.

On a même accaparé une gentille dame venue nous parler un peu pour l’embaucher à la photo de famille.. :

Ours

De belles têtes de vainqueurs hein??

En vidéo : un concentré des 14 runs (toujours des améliorations à faire dans le réglage de la position de la caméra, on loupe toutes les touchettes en plein runs..) (A voir en haute qualité absolument)

Voilà quoi, un petit article pour le blog, mais une grosse journée de ride pour les Ours de la Familia!!
Olé!

jere

Yzeron..euh..Herbeys

On voulait voir Yzeron, on a vu Yzeron…

On devait rider Yzeron, on a ridé Herbeys!

Wé… une fois de plus les ours ont fait les ours… Et pourtant, c’était pas faute d’y mettre de la bonne volonté…

Départ 6h15 de la gare de Grenoble.. Ce sera Girafe notre capitaine de route et nous montons, Thib, Pauca, Drazgul et moi dans le vaisseau du-dit capitaine :

Girafe

(Photos : Thib)

Tout va pour le mieux, l’ambiance est bon enfant, la route paraît rapide et on ne se perd presque pas aux alentours de Lyon..

Drazgul

Très bon enfant même l’ambiance..

Thib et Pauca

Tout va bien donc, sauf que… alors que nous ne sommes plus qu’à 2 kilomètres d’Yzeron, le temps devient couvert d’une brume matinale épaisse et surtout, surtout, la route devient humide, mouillée même… Gasp!

Débarquement de la Familia sur le parking qui fera office de quartier général du freeride : ça meule sévère…

Présentations avec les quelques “locaux” organisateurs de l’event, on retrouve notre Alain qui a courageusement passé la nuit dans son camion par -5°c….

Quelques peu refroidis par les conditions climatiques, nous décidons d’aller repérer le spot..

Et là, ce qui doit être un véritable toboggan et théâtre d’arsouilles de bouchers une fois sec, se révêle être un spot gazeux, mouillé, et surtout verglacé. Les 30 mètres de verglas du matin juste avant le gros virage à 90° déversant et sa sortie toute blanche va vite faire naitre une envie de “p’tain-qu’est-ce-qu’on-fout-là?” parmi les membres de la Familia..

En même temps, c’est un freeride hivernal, on savait à quoi s’en tenir

Petits coups de fil vers Grenoble pour s’assurer que le soleil est bien là, on décide rapidement de plier bagages et de repartir vers un de nos home spots : Herbeys..

Nous entrainons dans notre fuite (?), deux courageux riders venus tout spécialement de Nancy (Jordan et Alex) pour Yzeron qui ont cédé à la tentation d’un spot plus long, sec bien que plus loin encore…

Les ours ne seront pas restés bien longtemps à Yzeron et auront, une fois de plus, cimenté leur réputation d’autistes des cavernes.. mais bon…

Les rides à toc sur les 3,2 km d’Herbeys, les chasses au butt de thib ont vite fait oublier Yzeron et ses virages gelés…

A noter un bon point pour ce spot : on a pu vérifier qu’il n’était qu’à 10 min des urgences les plus proches grâce à Alex, un des nancéens, qui s’est bien explosé et troué le coude sur une sortie de virage assez rapide.. 3 points de soutures pour 3 runs .. :) Mais son moral est resté au beau fixe.. courageux je vous disais…

On a bien sûr filmé de toute part ces runs de dinguos mais le montage n’est pas pour tout de suite, en effet, ma cam n’étant pas vidée de la session précédente je n’ai rien pu filmer par mes propres moyens et ce sont mes autres compères qui sont maitres des images.. :)

Juste pu récupérer les images du Drazgul, posté dans le dernier virage de la descente, pour un vrai-faux trailer de ce qui arrivera un jour sur vos écrans!!

Petite mise à jour :

Une vidéo de Pauca avec ses prises de vues et celles de Girafe :

Session Herbeys from Vincent Jordana on Vimeo.

jere

jere

Session à la loose… Session de bouchers!

Je sais pas vous, mais j’ai l’impression qu’il y a des périodes où on se tape un mauvais karma…

On a beau faire, tout ce qu’on tente passe à la trappe, fini en queue d’poisson, bref ça merdouille..

On aurait pu penser que ça allait faire pareil aujourd’hui quand, après être allés sur un spot répéré par Fab en début de semaine, on débarque sur une route sèche mais… gravillonée à coup de canadaires…

Et pourtant, elle était prometteuse cette route… Bonne pente, assez large, enfilages, épingles et bitume à gros grain.. bref, de quoi se préparer dignement pour un Valdrôme mais à 45 min de Grenoble…

Mais nan… Le karma du jour en avait décidé autrement.. un peu comme un certain dimanche et son col du berthiand tiens…

Coup de fil rapide à Franck sensé nous rejoindre, pour changer rapidement de plans et nous voilà partis pour la descente de Tavernolles

Nous testons auparavant, Franck et moi, une route à Montchaboud, mais celle-ci se révèle gazeuse (soit) mais surtout dotée d’un bitum archi trompeur qui ne tient rien et envoi la planche valdinguer de droite à gauche pour rien.. trop dangereux au milieu de la circulation locale..

Du coup : Tavernolles

Bien que archi fréquentée, nous posons les voitures, et alors que Fab et Franck vont s’élancer au milieu du trafic, une camionnette de gendarmerie passe à coté de nous.. Leur regard en a dit plus long que leurs mots derrière la vitre.. nous détalons avant qu’ils aient pu faire demi-tour…

Session à la loose je vous disais…

Puis, Fab se souvient, qu’à moins de 5 min de l’endroit où nous nous trouvons, se trouve Herbeys..

Nous montons.. il est bientôt 16h.

Route superbe, enchaînements, grand virage gauche, lignes droites.. et petit passage “zone rouge” dans une sorte de lieu-dit un peu étroit mais ça passe…

Fab ouvre la route et dès la première descente, le ton est donné.. ça va chauffer!

Si bien que le Fab s’en mettra 3 bonnes (dont un magnifique “traversé de route sur le ventre pour finir dans la boue et la neige du bas coté d’en face…), Franck une (un reverse over-le-trottoir un peu paniqué dû à une arrivée à Mach 2 en centre ville… huhuhu) et moi, nib, pour un peu on s’trainait.. :) Hin Hin Hin…

Quelques moments forts :

Un run avec le Fab à mes basques qui, après s’en être mis une me raccroche (j’l'attendais hein) et alors qu’on arrive dans le lieu-dit un peu chaud, je lève la main pour signaler une voiture et Pan! Gros coup d’paluche dans le cax du Drazgul en plein schuss à 2 cm de ma board qui me remontait comme une balle..

S’en sont suivis des runs serrés, très serrés même, des inters de furieux, des dépassements au rasoir…

Une vraie session de bouchers qui a mis un couac au karma du début d’après-midi et de quelle manière!!!

En vidéo, une partie des descentes.. Celles filmées par Fab et vous noterez qu’on ne le voit pas lui… Effectivement, je viens d’apprendre qu’on ne manie pas une cam avec de gros gants de longboard…

Plutôt que d’avoir 14 vidéos de cet après-midi, j’en ai eu 3 et 11 photos flous..

Vous avez raté, les 2 crashs filmés du Fab, celui de Franck et sa recherche de board dans les bosquets municipaux (hu hu), des dépassements de folies et j’en passe… :(

jere

(comme d’hab, en cliquant sur la vidéo, vous la verrez en bien meilleure qualité qu’ici..)

Le longboarder est un shooté

Un accro, un drogué, un toxico…

Enfin bref… un mois sans rider, même le shorttrack, ça nous met les nerfs en pelotte, ça nous tend et surtout ça nous obsède…

Alors, quand une session est organisée sur un speedspot comme le col du Berthiand dans l’Ain qui nous promet des vitesses astronomiques à nous coller au fond du slip… on hésite à moitié…

Oui… sauf que c’est l’hiver et que l’Ain (et le col du Berthiand) c’est pas loin de la Suisse et qu’en Suisse, y’a des montagnes et qu’il y fait froid…

Brèfle c’était mouillé dans l’Ain… mais beaucoup moins dans la Loire.. dans un lieux tenu secret que seuls vos yeux experts reconnaitront..

Notez, dans les premières secondes, la délicatesse du longboarder (j’ai nommé Pauca qui a insidieusement profité d’une de mes remontées pour s’emparer de ma cam et faire..euh..ce qu’il avait à faire)…

(Cliquez sur le milieu de la vidéo pour la voir sur Youtube en meilleure qualité, la compression a été cruelle cette fois-ci).


jere

Lettre au père noël.. Tanie..7 ans

Père Noël,

j’ai rapidemment pas trop cru en toi, mais cette année, je vais une essception.

Pour Noël cette année, je voudrais juste du soleil.

Du soleil pour mon papa ours.

Car, et c’est un peu à cause de toi, il fait pas beau depuis presque 3 semaines et mon papa ours, il peut pas raïdé…

Tu le connais, ça le rend un peu soupe au lait (j’ai jamais compris cette essprexion) et depuis 3 semaines, mon papa ours il grogne plus qu’il ne parle..

En éffé, depuis que c’est tout mouillé dehors, mon papa ours il a lavé sa borde au moins 4 fois, et il grogne quand il sort de sa grotte chambre  en voyant le ciel deors.

Et puis, avec nous ça va, il reste gentil même si il est un peu moins passient, mais avec les zotres, c’est térible!!!

Faut dire que cette mamie qui lui est passé devant à la queue de la caisse au supermarché l’avait un peu cherché aussi.. même moi, j’aurais pas osé doublé mon papa ours pendant une période de sevrage… La povre…

Pourtant il a bon fond.. la preuve : à cause des 3 vigiles qui l’ont tenu, mon papa ours n’a pas pu lui offrir une deuxième jeunesse avec un nouveu ravalement de façade.. (j’ai pas bien compris, mais à mon avis, c’était un service que mon papa ours voulait lui proposer)..

Pis, ne fais pas attention à ce que l’autre abruti jeune aimable jeune homme en golf GTI qui lui a coupé la priorité dans le carrefour à coté de la maison  te dit dans sa létre.

Efféktiveument, malgré le fait qu’il a fait le rétro (mon papa est motard, il est beau en moto), mon papa ours a dit qu’il devait se sentir heureux qu’il lui ai pas rendu directement son rétro en le balaçant en arrière pour qu’il retombe dans son pare-brise.. Nan, mon papa ours est généreux et il lui permis d’aller chercher son rétro chez la vielle dame au rote vaïleur dès qu’il aura eu le courage de sonner à la grille…

Tu vois, il ne pense qu’au bonheur des gens à partir du moment, qu’il dit, qu’ils ne lui cassent pas les couyes.. (j’ai pas compris ce que ça voulait dire encore)

Tiens, papa Noël, j’ai dessiné un désin de toi à l’école alors s’il te plé, du soleil pour mon papa ours.

Bisous papa noel!

Landy Santa
Tanie.

Espigoulier - plein les yeux, plein les jambes!

Pffff

Il y a tant à dire sur ce dimanche 7 décembre que je ne sais pas par où commencer…

Et puis si tiens! Puisque le début est difficile à trouver, autant commencer par la fin et, par la même occasion amorcer une épanadiplose du meilleur goût.

La fin, c’est ça :

Plage1

Deux landys sur la plage de la Ciotat, les roues encore chaudes malgré les 6 petits degrés qui peinent à réchauffer ce dimanche de décembre.

Parce que wé, dans le sud, on avait dit qu’on irait et dans le sud, nous fumes!

13

Ne vous y méprenez pas, ce signe affectueux de Drazgul n’est pas adressé aux sympathiques locaux que nous avons rencontré ce jour-là (j’y reviendrai), mais plutôt à ceux qui sont restés chez nous, dans les montagnes aux routes humides, persuadés qu’ils étaient de pouvoir rider dans la région…

Huhuhu…

Mais revenons-en à nos moutons et voici le commencement de dimanche là…

4h 15.. le radio réveil n’aura pas le temps de sonner deux fois que déjà, je suis debout, direction la douche et un bon gros bol de café. Le sac est prêt, la board lavée et les roulements nettoyés depuis la veille…

5h.. je rejoins Fab (aka Drazgul) dans Grenoble, lieu de départ de notre road trip du jour j’ai nommé :

ESPIGOULIER !!!

heure

5h30, la musique balance son punckrock bien rythmé au travers de l’autoradio.

Malgré le fait d’avoir passé une courte nuit à cause de l’excitation du départ qui ne nous a pas permis de dormir plus de 4h, J’ai l’impression d’avoir bu 4 redbull tellement l’ambiance dans la voiture est survoltée..

voiture

Pas rancuniers, nous décidons de faire profiter nos potes de notre bonheur en les appelant à 5h30..

Impressionnés par Pommy et Girafe qui répondent plus qu’à moitié endormis un dimanche matin à cette heure là …

Désolés pour vos oreilles les gars.. Seul Pauca a eu la présence d’esprit de pas dormir la tête sur son téléphone ce matin là… :)

Brèfle, une heure et demie plus tard, ô joie :

panneau

Marseille n’est plus très loin, du coup, le col de l’Espigoulier encore moins vu que notre destination c’est Gémenos, à coté du circuit du Castellet.

7h15, le jour se lève et nous laisse présager une journée radieuse comme les grenoblois n’en n’ont pas connu depuis au moins 2 semaines…

jour

7h40, nous arrivons à Gémenos direction un café pour prendre le temps de manger croissants et boire café bien mérités parce qu’on le vaut bien!

Discussion avec les locaux du bar déjà à leur deuxième bouteille de rosé (!!!) et qui nous confirment que l’Espi (son p’tit nom) sera sûrement sec…

Olé!

On règle le café puis on repart direction ce fameux col.

8h… Grandiose… le paysage nous prend à la gorge alors que le jour se lève… pas chaud encore mais dès que le soleil sera là, ça sera sûrement plus confortable. (cliquez pour une vue plus grande)

panorama

8h30… C’est Fab qui se lancera pour la toute première..

Echauffés, habillés, la déconnade fait place à la concentration..

J’adore ces instants, presque solennels, où on s’équipe, s’échauffe avec, en tête déjà, la route, les courbes, les épingles, les freinages que l’on tente d’imaginer, d’anticiper, de mémoriser..

fab

Puis c’est parti!

epingle

Un beau premier run!
Propre, plutôt rapide et très stylé.. Le drazgul a pris une monstre assurance depuis nos rides à Laval..

On remonte, le sourire à ses lèvres ne partira pas de la journée..

Mon tour…

jere

Un jour, je finirai bien par comprendre que le premier run ne se fait pas à fond…

La première épingle m’a rappelé à l’ordre aussi vite qu’elle m’a sauté à la gueule (pardonnez l’expression).. Grooos reverse d’urgence, je récupère le tout en rebalançant la planche dans la courbe..

Presque on aurait pu dire que ça avait été prévu exprès.. mais ça n’a pas abusé Fab derrière qui me fait signe de calmer le jeu..

Ok mec.. message reçu 5/5.. sauf que ces enchaînements là, je les sens bien “fond de six”…
Oui.. Mais non.. pas tout de suite.. rentré comme une balle dans le premier “droit” des enchaînements”, j’ai à peine le temps de tout balancer à gauche pour le virage suivant que déjà la route se fait la malle de nouveau à droite… P’tain.. On a dit, on y va cool bordel!!!

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Nous enchaînons les runs alors que nous sommes rejoints par une tante de mon épouse qui habite à Gemenos..

Coincidence, c’est à cause de leur voiture que sur un run, Fab a dû écarter sa traj en s’efforçant de ne pas passer à la corde et, du coup, de sortir un peu large, dans le bas coté.. Tellement rapide que malgré les cailloux qui volaient dans tous les sens, le Dragul ne s’est pas démonté et a ramené sa planche (et lui dessus) sur la route pour terminer la descente comme elle avait commencé : à balle!

(la photo, juste après cet “incident”…)

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Avant la pause déjeuner, nous remarquons dans les derniers runs du matin, une équipe de journalistes motos allemands venus “shooter” les prochains modèles de sportives anglaises et allemandes dans la première épingle droite…

Remontés comme on était, nous n’avons pas hésiter à s’arrêter et demander au photographe s’il acceptait de nous photographier avec les motos dans l’épingle..

Alors qu’on pensait faire qu’un passage, c’est 6 que nous ferons avec les motos à nos basques, chaque remontée nous gratifiant d’un tour de manège gratuit en passager des machines et de beaux wheelings en ce qui me concerne exécutés par mon pilote d’un jour…

Enorme!

Malgré le fait que je me suis planté de mail lorsque je lui ai donné nos coordonnées, j’espère bien pouvoir récupérer ces photos car le photographe nous a montré un peu ce que ça avait donné et c’était du bon!!

A noter, deux passages où ils nous ont demandé de nous tenir par la main pour passer l’épingle à balle..

Impressionnant!

Sur la photo, nous et nos païlotes..

motos

13h..

Les jambes commencent un peu à nous cuire et nos estomacs à réclamer famine..

Soit, nous redescendons à Gémenos pour une petite bière désaltérante et en pensant bien à acheter de l’eau, chose qui nous a fait un peu défaut dans la matinée…

14h, nous remontons au col pour manger et alors que l’on attaque à belles dents nos sandwichs, JC, un des riders locaux, arrive et se présente..

Profitant de notre pause, il part s’enquiller la descente “à la cool” en carving sur une grosse Blackkross pintail qui déchire…

14h20, fin de repas et JC remonte dans la voiture de Pi-Air (Pierre à droite de Fab sur la photo) que j’avais déjà entre-aperçu lors du Chuyer Gold Trophy fin août..

Photo famille

(notez la bienséance du rider local qui pense à s’abaisser pour la photo afin de ne pas (trop) me faire passer pour un nain au milieu de géants..) :)

Une fois les présentations d’usage effectuées, nous reprenons les runs.. et là.. les locaux nous montrent la voie… au point que Fab ne freine plus du tout à l’approche de la première épingle et, alors que je le vois déjà encastré dans le mur, le voilà qui ressort de l’épingle à pleine vitesse … encore aujourd’hui, je me demande comment il a fait pour réitérer, sur les runs suivants, ce passage top-moumoutte…

(ici sur la photo, Fab s’apprêtant à passer taquet un grand gauche qui se referme en aveugle)

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La sortie de ce virage, un long schuss qui déboule sur une épingle à droite :

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16h… nos jambes crient pitié et c’est avec regret que nous devons arrêter..

Nous suivrons une dernière descente de Pierre et JC, l’un sur une “slalomette” (une SC8 de descente taillée en mode slalom, très courte, petits trucks) et l’autre sur sa Blackkross 140 pintail…

Une descente irréelle à voir pour nous..

cruising

Après les traditionnels au-revoir-merci et la promesse de revenir rider ce spot magnifique, nous quittons nos hôtes pour filer directement direction… LA PLAGE!!!!

Hop, 20 min plus tard, nous voici à La Ciotat, sur la plage, en tenue de combat..

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et plein d’images dans la tête..

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Mais, comme les ours ne descendent que rarement de leur montagne, et que la mer n’est pas non plus leur domaine de prédilection, il était normal, malgré le soleil couchant et la température extérieure frôlant à peine les 6°c, qu’ils profitent de la mer tel le touriste moyen qui s’extasie dès qu’il voit la grande bleu..

Si..

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on a même fait joujou avec les vagues…

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Chacun son tour…

Fab10

“OoooOOOHHH, des vagues!!”

Fab11

Secs (presque), réchauffés (à peu près), nous tournons le dos (mais ce n’est que partie remise) à ce sud si salvateur pour le rideur en manque en se promettant bien de revenir y déposer nos roues et c’est vers 21h30 que nous arriverons, fourbus, dans nos grottes respectives avec, dans les yeux cette petite étincelle qui nous fait dire que nous avons bien mis à profit, en ce dimanche de décembre, notre “capital minute” qui nous est alloué dès la naissance…

Et pour finir cet article comme il a commencé (sinon l’épanadiplose ne serait pas) laissons place aux deux ours, côte à côte, sur la sable de la plage…

Plage2

(pour plus de photos en meilleures def, n’hésitez pas à visiter notre flickr!!)