Familia Ride And Bar

Le blog de la fine équipe de riders de Grenoble

Archive de avril, 2009


J’ai peur..

Une semaine…

Une semaine nous sépare de notre départ vers Darnétal, notre première compète downhill à nous les ours (sauf à Pauca et Adri coutumiers du fait), et moi, j’ai peur..

Une semaine, déjà, que je ne dors presque plus, obnubilé par cet évènement, cette remise en cause de soi-même..

Le longboard, je le vois depuis mes débuts en novembre 07, comme une prolongation de ma vie de tous les jours, c’est à dire un exutoire, une extension de ce que je vis chaque jour au guidon de ma bécane ou encore avec mes gamins qui ont inventé à eux-seuls le RedBull c’est à dire, un besoin vital, une occasion de profiter de la vie tant qu’on est capable de le faire au détriment des préjugés et autres idées reçues..

Mais là… Darnétal, c’est une compétition, moi qui, depuis toujours refuse ce face-à-face d’idéologie quasi-capitaliste, je n’ai qu’une envie, prendre le volant et partir rider dans une organisation cadrée, avec plein de mecs que je ne connais pas, prêts à en découdre sur même pas 3 km de route alors qu’on a, chez nous, des spots de 5 à 20 km à rider entre potes..

On sera loin de la bourade entre ours où je m’appuie sur toi ou te tire en arrière (ou te pousse) avant une épingle.. non, là, ’s’agira d’être propre, respectueux et presque professionnel et ça, ça m’angoisse…

Alors quoi me direz-vous..ben je sais pas..

Du coup, je le prends comme un exutoire version ++, une occaze de concrétiser tout ce qu’on essaye de mettre en place ici, avec la Familia (copains Lyonnais y-compris), j’entends par là, faire connaître notre passion, notre sport, tenter, quelque part, de communiquer sur ce qui nous motive, nous fait vivre (Steve, là, c’est toi!), ce qui fait partie de nous en sorte..

Le longskate, c’est une constante remise en question.

On a beau être grande-gueule (Pommy encore pardon), le fait, par exemple, que des mecs que je respecte plus que tout niveau ride, viennent nous rendre visite le week-end prochain sur des spots un peu chauds de par chez nous, me fout l’angoisse de savoir si je serais à la hauteur, si je me mettrais pas au tas de façon temporaire ou définitive…

Brèfle, j’ai pour habitude et doctrine de me moquer de ce qu’on pense de moi, je me moque des jugements tant au niveau personnel que professionnel, mais là, j’avoue, j’ai peur.

Peur de pas être à la hauteur niveau ride, niveau poussée, niveau santé. Je bois régulièrement des bières plutôt que de me forger une santé d’athlète, et l’idée de me mesurer à des mecs affutés m’angoisse..

Pour me rassurer, je me dis qu’on y va pour la déconnade, pour voir quoi, mais une part de moi me dit “fais pas le voyage pour rien”… alors voilà quoi..

Darnétal.. on sera loin du ride d’ours aux touchettes (voire pire), on se doit d’être propre, professionnel presque et je sais pas si je serais à la hauteur..

Mais quoi qu’il en soit, j’y serai bordel! J’y serai!

Nous irons à Darnértal, ma grande-gueule et moi, mais ayez bien à l’esprit qu’une grosse part d’humilité se cachera sous mon air bravache, mes golibets et autres sarcasmes.. parce que oui, bien que tout de cuit vêtu, c’est nu, en quelque sorte que j’irai là-bas.

Mais j’irai, pour moi, pour la Familia, pour Steve, j’irai!

jere

Découvertes au Fab’s Land

Qu’est-ce qui nous pousse à chercher, tel les grands explorateurs ou ces conquérants de l’inutile, des lieux que personne ne soupçonne?

Quel est ce mécanisme qui nous pousse à  toujours vouloir allez plus loin, plus vite, à chercher ce spot magique qui sera bien évidemment remplacé par autre spot exceptionnel lui aussi?

La réponse est, je pense, dans la passion, dans le shoot d’adrénaline qui nous motivent tel le besoin de manger, dormir, respirer, et se reproduire.
Brèfle, il  faut rider encore et toujours sur des spots les plus variés possibles pour s’enrichir les yeux et remplir les casier à sensations de notre misérable cervelle.
On cherche à s’adapter à de nouveaux endroits donc de nouvelles sensations, de nouveaux jeux de lumières dans des décors, parfois, improbables ou même pour les plus sensibles, magiques.

Tout ça pour vous relater 3 nouveaux spots découverts dans le Fab’s Land.
Mais où est le Fab’s Land?

Plus le temps passe et plus je me dis que c’est un petit coin de paradis à quelques encablures de la capitale des alpes.
Tout à commencé un jour de balade familiale.
Avec mes parents et mon petit lardon, nous avions décidés de nous promener dans ce petit bout de contrée paradisiaque où travaille ma dulcinée afin de nous éclater la panse dans un de ces petits restos pittoresques du cru.
Après s’être repu d’une bonne pitance locale nous repartons par une autre route que celle par laquelle nous sommes arrivés.

Je dois préciser et remercier ma marâtre car c’est grâce à elle que nous avons fais le choix de ce détour au combien pénible pour elle. En effet, étant malade en voiture, nous avons cru bon de changer de route.

Malheureusement pour elle, le chemin du retour fut doublement plus pénible et sinueux qu’à l’aller.

Sans elle je n’aurais jamais eu l’idée d’explorer cette région inexistante dans mon humble cerveau.
La première est une route pas très difficile et parfaite pour les débutants (genre Pommy..D’ailleurs un autre article sur le pommymeter est en cours pour noter un niveau de difficulté sur les routes abordées).

Pas très gazeuse avec un revêtement digne d’une table de billard toute neuve. Si mes souvenirs sont bons le high speed sur cette portion de 2,7 km atteint difficilement les 50 km/h.

Route_pommy

La deuxième est celle que j’ai préféré. Elle doit faire un peu plus de 3 km avec un revêtement assez agréable.
Elle est plutôt large sur les deux premiers tiers et se resserre un peu sur la dernière portion qui a goût d’Izoard avec 3 épingles splendides et avec une assez bonne visibilité.
Les deux premier tiers s’avalent assez rapidement sans grosses difficultés majeures et sur la partie intermédiaire on peut prendre son pied dans un grand gauche assez long qui débouche sur la première épingle droite qui est légèrement en dévers voire un peu grasse.
D’ailleurs sur les premiers run on a pas était très propre avec le gars Jere.

Au fil des descentes, mon acolyte a réussi à tirer profit de cette épingle en plongeant carrément à l’intérieur et en calant son set de roues dans ce que j’appellerais presque, une grosse gouttière…

Enfin l’arrivée s’effectue après une courbe droite en aveugle qui débouche sur un pont suspendu assez jolie d’ailleurs, mais où il faut faire gaffe car il n‘y a de la place que pour une bagnole ce qui m’a valu un gros freinage ou j’y ai laissé un bout de semelle afin d’éviter une moto qui a du piler elle aussi.

Rhooooo !! Que c’était beau !!!…..

Cornillon

Et enfin la troisième qui a énormément plus à mon ami Jereerej car un peu plus rapide que la précédente et moins de temps de repos.

En effet celle-ci n’a que très peu de schuss et est très ludique.

Beaucoup de passages en aveugle  dans des enchaînements qui vous sautent à la gueule (ah les salopes!) et moins bonne visibilité sur les virages qui passent tous (quasiment) à l’accroche.

Il faut tout de même compter sur Jere, histoire de claquer deux ou trois clems pour conifier de la big zig. Faut pas déconner non plus!!
L’arrivée s’effectue également sur le même pont que sur la route précédente après s’être éclaté ta turbine à endorphine dans une immense épingle à droite où l’on pourrait passer à une trentaine de riders de fronts!

Si si ! J’vous jure que c’est pas du chiqué.
Roissard

Toutes ces routes sont plantées dans un décors magnifique.

Je vous promet d’agrémenter ce même article avec des photos dès que j’y retourne.
Pour conclure, je vous dirais que le rider que je suis, est un rider heureux, opportuniste et chanceux.
Bisoux les filles!!!!!!

Landyachtz represent! Yeah!

Là, ça commence à devenir rigolo…

Landyachtz, la marque avec laquelle roulent les ours depuis leurs débuts (hiver 07 quoi) vient d’inscruster quelques images de nos vidéos dans leur film officiel qui relate l’histoire de la marque canadienne aux pendulaires (entre autres) championnes du monde de downhill…

Rassurez-vous, ce n’est pas pour ça qu’on va prendre la grosse tête et qu’on va se mettre à ne plus parler à personne… :)

Non, bien au contraire, nous tâcherons de bien veiller à rester aussi grandes-gueules que nous le sommes depuis le début.. le seul truc, c’est qu’on va redoubler d’effort pour être à la hauteur des gonzes de la vidéo (ceux qu’on voit du début jusqu’au générique de fin quoi) car, ce sont eux, à n’en pas douter, qui assurent du g’nou sur leurs boards…

Donc, je vous invite à voir le premier épisode de la EH Team et surtout, de bien regarder jusqu’à la fin car la petite surprise qui nous fait rougir comme des gosses c’est après le générique… wé, y’a un début à tout hein.


Eh Team - Episode 1 - In The Beginning from Landyachtz Longboards on Vimeo.

Parce que tout est éphémère

On se doit d’en profiter.

Pas facile à faire au quotidien toutefois, mais faire en sorte de garder en mémoire que tout peut s’arrêter en clin d’oeil, ça peut permettre de relativiser certaines choses qu’on juge pénibles sur le moment mais qui peuvent, avec un peu de recul, paraître le plus souvent insignifiantes voire faire partie des “bonnes” choses de notre vie..

Petit coup de flip de la communauté depuis la fin du mois de mars et toute notre attention tournée vers Steve, le Style-Man de la bande des copains de Lyon qui se bat pour revenir parmi nous.

Gros coup de coeur de voir comment réagit son entourage, ultra courageux et ouvert, et ses potes de ride ou non, proches ou moins proches.

Content de voir que l’envie et le besoin de le voir revenir parmi nous se matérialise aussi par des sessions de ride, heureux de voir que ça continue de rouler un peu partout.

Plus qu’une passion, plus qu’un hobby, le ride est, pour bon pour nombre d’entre-nous, un mode vie, un besoin vital, et pour Steve le premier à n’en pas douter…

Pour nous battre à ses cotés, pour penser à lui, cet après-midi je vais reprendre le cuir, la board et, avec le Drazgul, partir découvrir de nouvelles routes, de nouveaux virages, de nouveaux paysages.

jere espi