Familia Ride And Bar

Le blog de la fine équipe de riders de Grenoble

Archive de mars, 2009


Un peu de tout

Voici donc mon premier article sur ce blog qui tend à devenir une institution, une référence, une bible à roulettes pour des millions de lecteurs assidus.

Pour ce premier écrit parmi mes amis du verbe et de ride, je m’en vais vous faire un descriptif et un comparatif (en aucun cas objectif) de mes deux fidèles destriers de guerre me supportant lors de mes session descente.
Tout d’abord, à ma gauche, élégante et fine française, précise mais tolérante, j’ai nommé ma chère SC8 Race XI EVO. Et à ma droite, la nouvelle venue dans mon quiver, puissante et imposante canadienne, surbaissée et confortable… Je parle bien entendu de la Landyachtz EVO.

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Commençons tout d’abord par une description du matériel équipant chacune de ses planches d’exception. J’ai débuté la descente avec la SC8, à elle l’honneur (et oui, à La familia, nous sommes des gens distingués, et raffinés!!)
Ma Race à un flex de 90kgs, tout en étant tout de même un poil flex ce qui permet d’amortir un petit peu certaines aspéritées et imperfections de la route. Elle est montée en “drop through” avec des Kahalanis (Trucks usinés très bas long de 205mm), eux même équipés en gommes cylindrique Khyro rouge. La partie roulante est composée de roues GPS G-Force (75mm/78A) et de 4 x3 roulements de la marque Blazer.

Quelques photos pour présenter ce set up :

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Présentons maintenant la nouvelle venue qui va avoir la lourde tâche de me supporter et de m’épauler dans la pratique de mon sport préféré.
Le plateau est donc celui de la Landyachtz EVO 2008 customisée par l’ami Adi. Cette métamorphose à la sauce “Pimp my board” n’est que d’ordre esthétique. Elle se caractérise par un placage carbone sur le dessus et le dessous de la planche. Les trucks sont des Bears Grizzlys (184mm de long, axe 8mm, embase de 50°) montés avec des gommes noires JimZ (85A). A l’intstar que la SC8 les roues sont identiques.

Quelques photos du nouveau monstre :

EVO1

EVO2

EVO3

EVO4

Bon maintenant que les présentations sont faites, entrons au vif du sujet et attaquons la comparaison.

Il ne s’agit pas de savoir qu’elle est la meilleure board : cela n’est pas possible… Elles sont tout simplement différentes. C’est le rider qui fait la board et non pas l’inverse…

La première chose qui frappe chez la Landy, c’est bien évidemment le fait qu’elle soit pendulaire et donc très basse. J’ai voulu, par curiosité, comparer la hauteur des plateaux.
A mon immense surprise, la SC8 est quasiment aussi basse que la Landy ! Cela est surement du à la faible hauteur des Kahalanis et au montage rabaissé de la SC8… Le flex jouant, la hauteur entre les deux planches est similaire (la Landy n’a absolument aucun flex…)

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Phot11

Continuons l’investigation.
La landy est plus longue que la SC8, ce qui en fait une board plus polyvalente et plus confortable.

En effet, nous avons 87cm d’entraxe pour la SC8 et 93cm pour la landy, ce qui fait tout de même une différence non négligeable. De plus, malgré une largeur maximale identique, je trouve que la landy est mieux agencée , les 24 cm de largeur sur la sc8 se situent au milieu de la planche, ce qui n’a pas un très grand intérét car les pieds ne se trouvent que très rarement à cet endroit. Par contre pour la Landy Evo, cette largeur se trouve tout à l’avant de la planche, ce qui permet d’avoir beaucoup de place pour loger son pied.

Un autre point à l’avantage la canadienne est le fait qu’elle soit rabaissée. En effet la partie inclinée à l’arrière de la planche permet de caler le pied arrière en position de schuss. Cela permet de rester plus longtemps en position sans en souffrir . Cela permet aussi d’avoir le dessous du pied en contact avec le grip lorsqu’on négocie un virage en back ( ce qui n’est pas possible avec une planche non rabaissée : seule la tranche du pied est en contact avec le grip et le dosage est un peu moins précis je trouve).

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Que dire de plus sur ces deux planches…?

Ah si ! Le concave entre ces deux dames fait partie de deux familles différentes : la SC8 possède un concave régulier sur toute la largeur, alors que la landy est plate sur une grande partie pour aboutir sur des bords relevé de manière un peu prononcé. Après c’est une histoire de goût…

Le dernier point “physique” est le poids… La landy est beaucoup plus lourde que la SC8. Cette dernière pèse 4,75 kg toute équipée, et la canadienne entre 5,5 et 6kg. Cela m’effrayait au début mais finalement une fois dans la descente, cela ne se sent que très peu. Les freinages doivent être un petit peu plus appuyé à même vitesse je pense, mais rien de transcendant.

Après la comparaison du physique, passons au comportement en descente (bien que je n’ai utilisé la Landyachtz Evo que le temps d’une journée pour l’instant).

Commençons par le commencement, la poussée…

N’ayant pas énormément serré les bears, la poussée était facile car je pouvais recentrer la planche juste avec le pied restant sur la planche, et une planche rabaissée permet de pousser plus facilement (pas de changement sur ce coté étant donnée la même hauteur..)

Phot13

Etant donnée le peu de temps où j’ai pu l’utiliser, je peux simplement dire deux choses pour le moment: les roues s’usent beaucoup plus sur la pendulaire, et cela est dû au fait qu’il est reconnu que les planches rabaissés ont tendance à glisser plus facilement en épingle. Deuxièmement, et cela est peut être dû aux trucks, mais la canadienne me semblait un peu plus agile. Après cela n’est qu’un ressenti personnel (comme tout cet article).

Je complèterais cette partie en y ajoutant d’autres commentaires lorsque je me serais un peu plus habitué à cette nouvelle compagne.

J’espère que ce premier article que je partage avec vous, vous a fait passer un bon moment et que vous y avez trouver un intérêt quelconque.

Pauca

Parce que ça a quand même été une session “supersonique”

Parce que quand même, malgré la grosse mésaventure du Drazgul (qui a marqué tout de même quelques esprits…) l’Espi de ce dimanche dernier a été le théâtre d’une très bonne session downhill, une de mes plus rapide pour moi, et encore, je n’en ai fait que la première partie…

Par conséquent, place au ride, aux belles images, aux schuss, aux épingles, à la “poussée” de Gael (le gars en roller sur la vidéo), aux aspis…

Un très beau montage de Pauca, filmé par lui-même, Adri (notre gourou) et Para (buttboard)…

Je sais pas vous, mais moi je dis que, grâce aux copaings du sud, l’Isère est en train de prendre du niveau…

Accrochez-vous, ça envoie de l’air! (perso, j’aime beaucoup la fin)

Parce que cela reste tout de même un sport à risques

The unseen - So sick of you

Parce que cela reste tout de même un sport à risques, il faut redoubler de prudence..
Certes, mais il faut bien avouer que le longboard downhill a ça de paradoxal : que sa pratique et ses “sensations” viennent justement de cette caractéristique.

Je m’explique : on irait avec beaucoup moins d’entrain sur une séance “DH” si on savait qu’on était cantonné à une pente de supermarché, fleurant bon les 3% de pente…

Alors la question se pose? Comment équilibrer le coté “prudent” avec le coté “downhill” (et tout ce que cela représente sous ce terme)?

Selon moi, quelques règles de bases :

- un spot à ton niveau tu choisiras
- au dessus de tes pompes jamais tu n’iras
- au milieu des autres, point de manœuvres dangereuses tu feras
- les coups durs tu anticiperas (au mieux..)

Mais voilà, malgré ces principes de bases, on est jamais à coté de la chute bête à un moment critique..
Le crash du Drazgul sur l’Espi ce dimanche dernier est là pour nous le rappeler..

Aucune panique de son coté au moment du crash, la situation était “connue” mais la suite un peu plus violente que prévue… On ne heurte pas un muret en béton et la falaise derrière à pleine balle sans en sortir un peu amoché…forcément.

Petit coup de flippe de ne pas voir le Fab à l’arrivée malgré le passage du camion de queue… re-petit coup de flippe de le voir allongé sans bouger dans ce fossé de béton entre la paroi et le muret, complètement invisible depuis la route…

Puis rassuré de l’entendre parler, de le voir remuer doigts et orteils mais un peu moins dès qu’on a compris qu’il avait “tilté” pendant 2 à 3 min et qu’il a mis une bonne demi-heure à se souvenir de la descente en entier…

Cela dit, ça aurait pu être moi (un peu ce qui m’était arrivé à Herbeys il y a 3 semaines).

Ce qui fait plaisir, c’est que, malgré le fait que le bonhomme soit un peu amoché, il n’a pas sombré à l’envie (compréhensible soit dit en passant) de rompre les amarres avec ce milieu un tantinet dangereux, que malgré son incapacité à rider pendant 2 mois, il tienne toujours à participer aux sessions quitte à faire le chauffeur ou filmer ses potes.

Chapeau mec!

Rien que ça, ça mérite une médaille de motivation et de passion certaine!

En vidéo, une petite vidéo “clin d’oeil” au Drazgul et à ce dimanche à l’Espigoulier!


jere

Fab’s Land

Parce que j’étais là, en train de lire le blog de Bieuzy sur son week-end de ride avec nos amis les bêtes les lyonnais, que j’ai eu envie, moi aussi, et pour pas faire comme tout le monde mais presque, d’écrire un petit compte-rendu rapido de notre samedi de ride avec mon compère Drazgul..

On était que deux car, et d’un le troisième ours homme, rider de Landy, s’est malencontreusement retrouvé dans le plâtre (au volley-ball !!!) (sic) et que le médocain hirsute qui nous accompagne souvent était reparti dans son plat pays du sud-ouest de la France.. Quant aux autres, ben, ils pourront pas dire qu’on les a pas prévenus hein.. soit 1h à peine avant l’heure du rendez-vous, sur le forum qui plus est…

Session à l’arrache, quand tu nous tiens..

Or ça, c’est donc vers les terres du Drazgul que la journée devait nous mener.

Au menu, on pensait retourner sur le Chabotte du coté de l’Alpe du Grd Serre (souvenez-vous) mais une épingle et des enfilades rapides étaient trempées..

Pas démontés, on se retourne sur un repérage du coté des plages de Savel (le long du lac de Monteynard)

Lac

Grande première car on y a jamais mis les roues.. Parfait pour s’entrainer pour un Valdrôme car le bitume y est ici plus que rugueux…

Malheureusement, malgré la vue terrible d’une épingle au dessus du lac (pas tomber…) la route est encore pleine de gravillons qui me donnent l’impression que la planche du Drazgul, courageux pilote d’essai sur ce run, survole la route plus qu’elle ne roule dessus… Et c’est sans parler des freinages qui font se soulever ces petites caillasses à la pelle…
Pas tenté de la faire à mon tour, on opte pour une autre route, repérée en plein milieu de l’hiver juste sous la départementale qui nous emmène dans la tanière de mon hôte d’un jour..

Sec, à peu près propre… cette fois sera la bonne!

Je m’élance à mon tour..

C’est pas large, mais le bitume est parfait et la vue magnifique.

Des enfilades pour commencer qui prennent de la vitesse sans jamais vouloir s’arrêter, puis un droit (zone de freinage) qui rentre dans un gauche un peu étroit avec une voiture, là toboggan qui plonge sur une épingle à droite très serrée.

De là, on plonge dans un pif-paf qui repart vers… un autre pif-paf moins prononcé qui déboule, lui, sur une petite enfilade débouchant sur..un toboggan qui amène à une épingle gauche très serrée également.

Là, grande première, après une petite ligne droite, on coupe la voie de chemin de fer du petit train de la Mûre (si!) et sitôt passés les rails, un troisième toboggan nous emmène sur une enfilade droite-gauche qui précède une toute petite ligne droite (zone de freinage) juste avant le 4ème toboggan et la deuxième épingle à droite (serrée) de la route.

Enfin, enfilades rapides jusqu’à la deuxième et dernière épingle (à gauche) qui débouche sur l’arrivée, juste avant le petit bled du fond de la vallée dont j’ai oublié le nom…

Des chutes, des tout-droits pour un spot technique mais très rigolo…

jere