Familia Ride And Bar

Le blog de la fine équipe de riders de Grenoble

Archive de février, 2009


Ô joie! Ô bonheur! Adieu les soucis! Et vive le downhill

A écouter pendant que vous lisez ce petit mot doux.

Difficile de résister à l’appel de l’asphalte lorsque le ciel est bleu et que l’astre solaire brille. Surtout que la période hivernale de cette année n’est pas propice à nos ébats préférés que sont les sessions Downhillesques.

D’ailleurs, on cède souvent à la tentation d’enfiler le cuir imprégné de l’odeur de fennec si caractéristique, de se tirer la bourre à qui mieux mieux et d’aller voir si les plaques d’immatriculations se lisent plus facilement lorsque l’on peux les toucher du bout des gants lancés dans une épingle à vive allure.

L’impatience de rouler vient du fait que ces derniers temps, comme la météo est pourrie, les soucis du quotidien sont amplifiés. Ne serait-ce que d’entendre ce foutu radio réveil qui me pète les oreilles (et surtout les burnes) et qui me rappelle que je dois me bouger le cul pour aller me faire chier au taf pour ramener cette putain de caillasse qui me permet de vivre… Ou plutôt, de payer mes factures avec lesquelles j’aurais bien envie de me torcher le cul.

S’ensuit la terrible routine des bouchons quotidiens, et durant lesquels le poste radio dégueule les malheurs du monde afin de me faire oublier les vrais problèmes et le fait de me faire enfler (pour ne pas dire autre chose).

Bien évidement, il ne faut pas que j’oublie mes contemporains sans qui, avec leurs sales tronches de dépressifs, ma journée ne serait pas pourrie a souhait.

J’en arriverai presque à devenir aussi triste et malheureux si je devais subir les outrages et les frustrations de ces journées longues et ennuyeuses.

Mais je comprends rapidement que tous ça va sortir de ma tronche, quand je reconnais la douce voix d’un de mes compères en rut, au téléphone.

J’élabore déjà une stratégie pour m’extirper de mes obligations parentales et conjugales.

C’est comme quand t’as les couilles à 10 bars et qu’elles sont prêtent à te péter à la gueule. Et ben, tu prends tout ce qui te tombe sous la main un soir de beuverie.
C’est à dire que je peux plus résister et du coups je la met en sourdine, je fait le beau et j’expédie vite fais bien fait toutes les tâches ménagères qui m’incombent, sans piper mot, et s’il faut faire un peu de lèche et bien j’en rajoute un peu, voire beaucoup.

Tout est bon pour avoir l’aval de mon ministère de l’intérieur!!!!!

C’est un p’tit jeu où beaucoup jettent rapidement l’éponge mais ma santé mentale en dépend. Au moins ça m’évitera de dérouiller femme et enfant…
Bref à coté de tout ça, les Misérables c’est le Club Med.

Vient enfin le moment de partir et de ranger dans la caisse mon matos…
Mettant à profit ce putain d’hiver qui m’a obligé à me terrer dans ma tanière, j’ai, des semaines durant, affûté mon matériel.

Une volonté de fer est nécessaire.

Imaginez : dehors il fait froid, il neige, la météo vient d’annoncer qu’il va encore neiger 3 jours et qu’ensuite une nouvelle perturbation va s’amener sur le coin de ma gueule pour y déverser des seaux d’eau.
Sur ce, ma douce me demande d’étendre le linge en ayant, au préalable, allumé un feu, fait la vaisselle et finit de ranger cette paperasse qui s’amoncèle sur la table de la cuisine. ARRRRRRGGHHHHHHH!!!!!!! Merde, merde et merde!!!!!!!!
Direction la cave et là, coups de poignard.
Elle est là, toute propre depuis 3 semaines. Grip brossé, bois lustré, roulements nettoyés et lubrifiés et je peux pas aller rouler!!!
Tout est dans le sac, casque, combarde, gants , groles, outils et pièces de rechange.
Prêt à prendre la poudre d’escampette.

Mais bon ou en étais-je? Ah oui!

Le sac est dans la bagnole. J’ai pas oublié de dire “à ce soir” et de bisouiller la petite tribu.
C’est bon , moteur!! Je fais hurler par les haut-parleurs de l’auto-radio, un bon gros son de néo-métal ou de punk.
Ca, c’est pour la mise en condition psychologique. Pourquoi?!
Rappelez-vous le pote en rut, et bien il est aussi à cran que moi.
Ca devrait encore être saignant tout ça!
La frustration est toujours là, et la route est beaucoup trop longue pour arriver au spot salvateur.
Les infractions au code de la route se multiplient au fil des kilomètres. Ce serait vraiment trop stupide de se faire gauler. Là, ça finirait vraiment par me pourrir, et d’un, la semaine et de deux, la session annoncée! Et Je n’ai pas envie de finir dans les faits divers de la rubrique “meurtres”.

Mais je ne lâche pas l’affaire et j’arrive sans encombre, la bave aux lèvres, sur le parking du spot.
La fratrie est déjà là, en train de se préparer. Tel Zébulon (et encore à coté de moi son ressort est naze), je m’éjecte de la tire pour saluer ma horde de potos qui, comme moi, ont la trique et sont prêts à éjaculer plus rapidement qu’un précoce.
Pas besoin de beaucoup parler, les regards complices se suffisent à eux seuls.

C’est encore trop long et j’ai mal au bide. Mais ce moment qui précède la 1ère descente est vital.
Le dépucelage, la récompense de cette période de sevrage forcé prend fin.

J’enfile mon …( nan! pas mon pote !!) …mon cuir nauséabond, lace mes lacets,vérifie que mon pneu tient encore, je sors la planche du coffre avec (presque) la larme à l’oeil, contrôle du set up peaufiné aux petits oignons et enfin en route pour la première navette de la session.

Je ne me rends pas compte que je suis entré dans la 4eme dimension depuis que j’ai chargé la voiture. Je suis heureux, insouciant, libre dans ma caboche.
Bref, je profite de la vie.

Fab

A partir du moment où je verrouillerai mon casque et enfilerai mes gants, les runs vont s’enchaîner, rendant la notion de temps impalpable voir inexistante jusqu’à ce que le jour décide de nous quitter mettant un terme à ma joie enfantine.
Les regards de mes compères en disent long sur leurs états de bien être et le zef qui s’engouffre dans mon casque me grille les neurones, me rend euphorique et me fait péter le palpitant hors de la cage thoracique à chaque descente.

L’essence même de mon corps n’existe plus. Seules les trajectoires, les tirages de bourres, les aspis et poussettes m’animent d’une jouissance incontrôlable.

Chaque run fait naître un nouvel orgasme et me fait exploser de joie. Je suis libéré…

Puis le jour décline et il faut se rendre à l’évidence, et je me surprends tout de même à implorer RÂ pour qu’il m’offre encore quelques minutes de plus, le temps d’un dernier run.
Je mate ma tocante, fais le calcul . Putain! J’ai rien vu passer.
4 h00 qu’on se tire la bourre comme des décérébrés courant après le vent!!

Allez, on file à l’abreuvoir se faire une mousse? Ca sonne le glas de la session des ours.

Place aux commentaires à propos des runs, des techniques, des trajectoires et des délires.
Puis on passe aux au-revoirs, espérant très rapidement une nouvelle session.

Vient le retour à la maison.
Ch’uis vidé, le punk cède sa place à Céline Fion…
Nan je déconne! Mais quand même à quelque chose de plus soft.

La soirée à la maison s’écoule paisiblement sans distributions de tartes et de soupes de phalanges.
Et Morphée m’accueille sans peine…
Jusqu’à ce que ce putain de réveil se mette à crachoter sa daube mettant un terme a la douce euphorie de la veille…..

Fab (aka Drazgul)

Quand les papa ours de la Familia prennent leur planche à roulettes

… ça devient vite une session de tonnerre de Brest!!!

Alors que certains se sont sentis obligés, par un calendrier mercantil, de se tenir auprès de leur moitié (parce que les autres jours, en fait, c’est pas forcé hein..huhu), d’autres, ont bravé la morsure du froid pour aller s’en coller une petite du coté de Herbeys…

Bien contents d’avoir trouvé leur spot d’hiver (au détriment d’un autre : Laval), les trois papa ours de la Familia sont retournés sur ce coin très joli, un peu dangeureux, tellement jouissif!!

Pas moins de 14 runs qui nous ont laissés complètement épuisés avec, par moment les flocons qui nous accompagnaient au départ.

C’était une session de passe d’armes entre le Drazgul (Fab) et votre serviteur à coup de “je te suis, te rattrape et te pousse ou te dépasse pour que tu me fasses l’aspi”, le tout sur 3,7 km.

Franck a sagement déglacé ses nouvelles roues vertes tout en prenant de plus en plus d’assurance si bien que les derniers runs ont offerts quelques beaux passages en courbes au raz du vibreur.

Mais comme on était pas là que pour rigoler, on a aussi bossé notre gros point faible pour la coupe de France à venir lors des 11-12-13 avril prochains à Pouzauges, j’ai nommé : les départs à la poussette..

Parce que wé, par chez nous, pas vraiment besoin de beaucoup pousser pour vite prendre de la vitesse (des fois, c’est même plutôt l’inverse, on préfèrerait que ça aille un peu moins vite dès le départ..).

Du coup, on a pu assister au coming-out de notre Drazgul qui, fort de son passé de streeteux, nous a facilement collé 5 bons mètres à chaque départ lancé… Pas de doute, s’il y en a un qui a toutes ses chances à Pouzauges, c’est bien lui! ( Si vous me croyez pas, regardez bien au début de la vidéo, rien n’est accéléré..)

Quelques passages :

- les poussettes et petits trains à toc avec le Drazgul

- le pappy en voiture qui nous a bouchonné et qui a même pas réalisé que j’essayais de le doubler (voir vidéo)

- Franck et Fab qui croisent (pile dans l’endroit le plus chaud) une voiture de gendarmerie (qui fera demi-tour plus tard, mais apparemment sans vouloir nous en tenir rigueur)

- un freebordeur de Paris chez nous qui venait s’entrainer alors qu’on finissait notre journée

- les chevaux des prés qui jouxtent la route qui commencent à ne plus avoir peur de nos passages et qui se laissent aller à la curiosité.

On a même accaparé une gentille dame venue nous parler un peu pour l’embaucher à la photo de famille.. :

Ours

De belles têtes de vainqueurs hein??

En vidéo : un concentré des 14 runs (toujours des améliorations à faire dans le réglage de la position de la caméra, on loupe toutes les touchettes en plein runs..) (A voir en haute qualité absolument)

Voilà quoi, un petit article pour le blog, mais une grosse journée de ride pour les Ours de la Familia!!
Olé!

jere

Roulez petites..euh..roues.

Quand j’étais gamin, j’voulais être pilote d’essai, pousser des avions de chasse jusque dans leur dernier retranchement, leur faire cracher les poumons et sentir le roussi..

On est con hein quand on est gamin…

Remarquez, même si les avions n’ont pas voulu de moi (en même temps, chuis pas allé leur demander hein..), et bien, des fois, sur une planche à roulette, j’ai un peu l’impression de faire ce que, gamin, je rêvais d’éprouver.. D’ailleurs, parfois, j’ai le sentiment d’y parvenir quand, la tête dans un talus, un de mes compères passe et me dit :

“bah alors?? ” et là, je réponds :

“Wé mais nan, c’était pour essayer..”

Comme quoi, on est toujours rattrapé par ses rêves de gosse.

Enfin brèfle, là où je voulais en venir, c’est que, malgré le fait, que je ne suis toujours pas pilote d’essai, je me suis dis que quitte à tenir un blog à peu prêt régulièrement, je pouvais y ouvrir ma gueule et dire ce que j’avais à dire si tant est que ça intéresse quelqu’un.

Alors voilà, aujourd’hui, pas de compte-rendu de sessions DH de bouchers, non, aujourd’hui, je parle MATOS.
Wé! Et plus précisément de roues, car je commence à en avoir un petit paquet accumulé depuis le début de ma courte vie de longboardeur (et fier de l’être!!).
Humm.

Quiver roues
(en fait, ça fait ridicule comme ça, mais si j’avais posé leurs soeurs à toutes, ben, ça aurait mis du bordel sur la table..)

Donc voilà mes impressions de ride, mes conclusions (à deux balles) sur les différentes roues que je vais vous présenter ci-dessous.
Note : je ne vais vous parler que des roues que j’ai testées en DH et non pas sur l’autre truc informe qui me sert de planche occasionnelle avec des roues plus “normales”.

En ce qui concerne les conditions de tests, toutes (à part les Big Zigs) ont pu être testées sur le même spot, plusieurs fois d’affilée. Ce spot, c’est Pipay qui se trouve à (à peine) 25 min de chez moi, au dessus de mes fenêtres… 9 km de schuss, épingles, enfilades… de quoi mettre les roues à rudes épreuves.. :)

Gumballs
ABEC11 - Gumballs - 78a

On commence par mes premières roues de DH, livrées il y a un an presque tout juste avec mon missile sol-sol à savoir mon Evo de chez Landyachtz.

Caractéristiques : 76mm pour 52mm de large
Durabilité : Assez bonne pour un style “bucheron”
Commentaires : mes premières “vraies” roues de DH, du coup, je n’avais pas encore assez d’éléments de comparaison. Mais bon, par rapport aux autres roues dont je ne parlerai pas ici, rien à voir.

Accroche monstrueuse, décrochement sain et un bon confort de ride. Petit reproche, une très nette tendance à conifier dès qu’on a passé un certain degré d’usure. A partir de ce moment là, tout va très vite. J’ai dû les changer car, elle ne tenait plus le choc en épingle, rendaient la planche incertaine et avaient perdu une bonne part de leur confort de roulement (et de leur vitesse).

NoName

NoName - ? - duro?

Caractéristiques : 75mm pour 45mm de large (dont surface de roulement : 35mm)
Durabilité : Très bonne, car très peu ridées…en fait pas si bonne que ça.
Commentaires : En remplacement de mes toutes premières roues qui avaient fondues sur Pipay (si, si), j’avais, dans la précipitation et l’ignorance du p’tit jeune qui débute (y’a 1 an quoi), trouvé ce set de roues improbable dans un shop qui était incapable de me dire ce que c’était et à quel duro j’avais à faire.. Moi qui croyais avoir trouvé des (de plus en plus rares) Krypto bleues, j’ai eu un succédané inbuvable…
Brèfle, des roues très dures, très bon roulement (forcément) mais une accroche digne d’un pneu slick froid sur le mouillé et malgré tout ça, une nette tendance à conifier dès qu’on les brutalise un peu.
Pas du tout le bon set à monter sur une pendulaire, ni même sur aucune board de descente je crois bien..

NoWave
NoWave - RoadBurner - 80a
On enchaîne sur les RoadBurner de chez NoWave, petite marque française qui a la particularité de sortir des planches à la couleur orange si chère à … Enfin bon..

Caractéristiques : 80mm pour 50 mm de large (surface de roulement : 45mm)
Durabilité : euh.. j’en parlerai ci-après
Commentaires : Fières “vraies” remplaçantes des Gumballs, les NoWave m’ont séduit par leur prix déjà puis par leurs caractéristiques sur papier : larges, et hautes..
Je me souviens quand je les placées sur mon Evo (enfin quand on me les a placées.. merci Fab qui m’a, par la même occasion, montré comment enlever et mettre des roulements dans une roue..), c’était à la fin de l’OpenRide organisé par nos copains lyonnais (Salut à vous!!).

Passant des vertes Gumballs, douces, accrocheuses, les premiers tests m’ont paru rouler avec des roues en pierre tellement elles me paraissaient dures… En effet, si vous jetez un oeil à l’épaisseur de gomme autour de la jante, on comprend mieux..
Premier vrai test de ces roues à Pipay, notre laboratoire, pour une première descente de déglaçage sur 9km… Et là, les roues se transforment. Bien que toujours très bruyantes, la gomme une fois “rodée” se révèle très accrocheuse et, bonne surprise, s’use assez régulièrement malgré les entrées d’épingles en mode “sauvage” et les clems appuyées qu’elles subissent durant les premières descentes..
Mais, car il y a un mais : un week-end plus tard, rendez-vous à Chuyer avec nos compères lyonnais (encore eux..) et là, grosse déconvenue : je n’avance pas, j’ai l’impression de rouler sur de la tôle et une de mes roues “brûle” (photo, la roue à plat) de façon plutôt étrange alors qu’il n’y a aucun reverse à l’horizon…

Après oscultation de la dite-roue, je m’aperçois qu’elle se décolle de la jante. J’arrive, grâce à la gentillesse d’un des représentants de Nowave sur le forum national (Riderz, NDLR), à obtenir une roue de remplacement (une bleue huhu). Mais malheureusement, après un run à Pipay plus tard, alors que j’arrive au terme des 9km, une autre des roues décide lâchement d’abandonner sa jante alors que je termine le schuss final de la dernière partie… Drôle d’impression…
Après en avoir parlé avec le représentant, celui-ci m’a fait part que le domaine d’usage de la roue était plus de l’initiation au DH que du tirage de bourre répété sur 9km d’affilée.

landy

Landyachtz - Hawgs (Centrées) - 80a


Caractéristiques :
77mm pour 50 mm de large
Durabilité : nulle
Commentaire :
Bien décidé à ne pas me laisser aller, j’optais alors pour de la roue canadienne.
Planche Landy avec roues Landy, centrées qui plus est, je pensais avoir trouvé le set de roues qui convient parfaitement à de la descente d’ours, tout en finesse (d’ours). Aussi, je craquai pour les Landyachtz Hawgs centrées qui me permettraient de tourner dans n’importe quel sens ces roues translucides pour les faire durer, encore et encore.
Première descente sur Pipay. “On y va cool hein..”.. arrivés en bas, en sueur, le palpitant à 180 par qu’on s’est quand même tiré la bourre, je m’aperçois avec une horreur non feinte que ma roue avant droite (celle qui morfle le plus en épingle chez moi) est non seulement déglacée mais bien conifiée!!
Joli pour une roue neuve!!!
Et s’en suit alors, à chaque run, un échange/retournement des roues si bien qu’à la fin de la journée, j’avais un set de roues neuves uniformément conifié… à peine 50 km de ride…
Deux trips solos à Chuyer et quelques vadrouilles plus tard dans nos environs auront raison de mon jeu de roues de bucherons, en effet, un dernier run sur Pipay a tiré la sonnette d’alarme en faisant fondre le noyau centré d’une des roues et en brûlant, par l’intérieur, la gomme autour… paradoxalement les roues les moins résistantes de toutes celles que j’avais ridé jusque là. (A noter que sur la photo, la partie visible de la roue indique 77 mm, et bien entre le 7 de 77 et le A de 80a, il ne reste que 70mm, imaginez la tête de la roue de l’autre coté… et c’est pas la pire)

Earthwings

Earthwings - Superballs - 82a

Caractéristiques : 76mm pour 63 mm de large (dont surface de roulement : 60mm, paye ton camion)
Durabilité : nulle
Commentaire : Là, c’est du lourd.. Désarçonné par mon expérience Landy, je m’orientai alors vers du lourd, du gros, du large, du matos capable de supporter mon style de ride me disais-je à l’époque (un jour, promis, j’irais voir un psy, Freud, tout ça quoi..).

Ces roues super larges, noires comme l’âme d’un serial-killer allaient être la solution miracle.
Premier run sur Pipay (encore).. Premier schuss avant la première épingle, les Earthwings collent au parquet et sifflent leur accroche phénoménale dûe en partie à leur largeur.. Yes!
9km plus bas, je me rends compte, sous les golibets de mes compères compatissants que j’ai perdu un bout de ma roue avant droite (toujours la même) la grosse lèvre de la roue n’ayant pas supporté les entrées en clems des épingles à droite… Un deuxième coup d’oeil me permet de remarquer une amorce de conification… En résumé, ces roues auront tenu la session de Pipay ce jour-là et le Chuyer Gold Trophy pour finir conifiées au possible avec des morceaux en moins..

BigZigs

Abec11 - Retro BigZigs - 80a

Caractéristiques : 75mm pour 57 mm de large
Durabilité : excellente
Commentaire : J’ai craqué… Au Chuyer Gold Trophy, j’ai craqué… Mes “noires” encore fumantes des runs de la journée, j’ai craqué pour un jeu de BigZigs vertes…

Pas eu le temps de l’essayer que je m’envolais pour l’Algérie pour pratiquement un mois laissant à Fab le soin de refaire un nouveau visage à ma board et, par la même occasion, de lui greffer les Bigzigs…
Les premiers runs ont été réalisés en terre inconnue : Izoard…
Rapidement, sur ce spot inconnu, j’ai senti qu’on pouvait tout lâcher tant on a la sensation de rouler avec du scotch doublé de moquette pour le confort de ride… La board s’est transformée : ce n’est plus une planche, c’est un rail, une loco qui va là où les roues se posent et qui file, qui file…
En contrepartie, oui, les déclenchements de clems ou reverses se font plus secs mais quel plaisir au contraire, d’avoir des roues qui décrochent quand on le leur dit et qui raccrochent dès qu’on les laisse à peine souffler..
Depuis septembre et Izoard, beaucoup de sessions se sont déroulées (certaines contées ici même :) ) et malgré le même style de ride, j’entame à peine une légère conification du jeu… Toujours la même accroche, le même roulement, et cette sensation d’accroche phénoménale en sachant conserver cette rapidité de relance et de vitesse…
C’est bien simple : je roule avec le même jeu depuis septembre, j’en ai racheté un (photo) en prévision des freerides et compet auquel nous comptons aller et je viens d’en recommander un, pour le stock, au cas où…

Voilà… c’est fini.. je pense pas vous avoir appris grand chose, c’était surtout un témoignage sur ma quête de la roue parfaite pour moi et ma board (wé, on est potes dans la vie..)


jere

Yzeron..euh..Herbeys

On voulait voir Yzeron, on a vu Yzeron…

On devait rider Yzeron, on a ridé Herbeys!

Wé… une fois de plus les ours ont fait les ours… Et pourtant, c’était pas faute d’y mettre de la bonne volonté…

Départ 6h15 de la gare de Grenoble.. Ce sera Girafe notre capitaine de route et nous montons, Thib, Pauca, Drazgul et moi dans le vaisseau du-dit capitaine :

Girafe

(Photos : Thib)

Tout va pour le mieux, l’ambiance est bon enfant, la route paraît rapide et on ne se perd presque pas aux alentours de Lyon..

Drazgul

Très bon enfant même l’ambiance..

Thib et Pauca

Tout va bien donc, sauf que… alors que nous ne sommes plus qu’à 2 kilomètres d’Yzeron, le temps devient couvert d’une brume matinale épaisse et surtout, surtout, la route devient humide, mouillée même… Gasp!

Débarquement de la Familia sur le parking qui fera office de quartier général du freeride : ça meule sévère…

Présentations avec les quelques “locaux” organisateurs de l’event, on retrouve notre Alain qui a courageusement passé la nuit dans son camion par -5°c….

Quelques peu refroidis par les conditions climatiques, nous décidons d’aller repérer le spot..

Et là, ce qui doit être un véritable toboggan et théâtre d’arsouilles de bouchers une fois sec, se révêle être un spot gazeux, mouillé, et surtout verglacé. Les 30 mètres de verglas du matin juste avant le gros virage à 90° déversant et sa sortie toute blanche va vite faire naitre une envie de “p’tain-qu’est-ce-qu’on-fout-là?” parmi les membres de la Familia..

En même temps, c’est un freeride hivernal, on savait à quoi s’en tenir

Petits coups de fil vers Grenoble pour s’assurer que le soleil est bien là, on décide rapidement de plier bagages et de repartir vers un de nos home spots : Herbeys..

Nous entrainons dans notre fuite (?), deux courageux riders venus tout spécialement de Nancy (Jordan et Alex) pour Yzeron qui ont cédé à la tentation d’un spot plus long, sec bien que plus loin encore…

Les ours ne seront pas restés bien longtemps à Yzeron et auront, une fois de plus, cimenté leur réputation d’autistes des cavernes.. mais bon…

Les rides à toc sur les 3,2 km d’Herbeys, les chasses au butt de thib ont vite fait oublier Yzeron et ses virages gelés…

A noter un bon point pour ce spot : on a pu vérifier qu’il n’était qu’à 10 min des urgences les plus proches grâce à Alex, un des nancéens, qui s’est bien explosé et troué le coude sur une sortie de virage assez rapide.. 3 points de soutures pour 3 runs .. :) Mais son moral est resté au beau fixe.. courageux je vous disais…

On a bien sûr filmé de toute part ces runs de dinguos mais le montage n’est pas pour tout de suite, en effet, ma cam n’étant pas vidée de la session précédente je n’ai rien pu filmer par mes propres moyens et ce sont mes autres compères qui sont maitres des images.. :)

Juste pu récupérer les images du Drazgul, posté dans le dernier virage de la descente, pour un vrai-faux trailer de ce qui arrivera un jour sur vos écrans!!

Petite mise à jour :

Une vidéo de Pauca avec ses prises de vues et celles de Girafe :

Session Herbeys from Vincent Jordana on Vimeo.

jere

jere