Familia Ride And Bar

Le blog de la fine équipe de riders de Grenoble

Archive de décembre, 2008


Lettre au père noël.. Tanie..7 ans

Père Noël,

j’ai rapidemment pas trop cru en toi, mais cette année, je vais une essception.

Pour Noël cette année, je voudrais juste du soleil.

Du soleil pour mon papa ours.

Car, et c’est un peu à cause de toi, il fait pas beau depuis presque 3 semaines et mon papa ours, il peut pas raïdé…

Tu le connais, ça le rend un peu soupe au lait (j’ai jamais compris cette essprexion) et depuis 3 semaines, mon papa ours il grogne plus qu’il ne parle..

En éffé, depuis que c’est tout mouillé dehors, mon papa ours il a lavé sa borde au moins 4 fois, et il grogne quand il sort de sa grotte chambre  en voyant le ciel deors.

Et puis, avec nous ça va, il reste gentil même si il est un peu moins passient, mais avec les zotres, c’est térible!!!

Faut dire que cette mamie qui lui est passé devant à la queue de la caisse au supermarché l’avait un peu cherché aussi.. même moi, j’aurais pas osé doublé mon papa ours pendant une période de sevrage… La povre…

Pourtant il a bon fond.. la preuve : à cause des 3 vigiles qui l’ont tenu, mon papa ours n’a pas pu lui offrir une deuxième jeunesse avec un nouveu ravalement de façade.. (j’ai pas bien compris, mais à mon avis, c’était un service que mon papa ours voulait lui proposer)..

Pis, ne fais pas attention à ce que l’autre abruti jeune aimable jeune homme en golf GTI qui lui a coupé la priorité dans le carrefour à coté de la maison  te dit dans sa létre.

Efféktiveument, malgré le fait qu’il a fait le rétro (mon papa est motard, il est beau en moto), mon papa ours a dit qu’il devait se sentir heureux qu’il lui ai pas rendu directement son rétro en le balaçant en arrière pour qu’il retombe dans son pare-brise.. Nan, mon papa ours est généreux et il lui permis d’aller chercher son rétro chez la vielle dame au rote vaïleur dès qu’il aura eu le courage de sonner à la grille…

Tu vois, il ne pense qu’au bonheur des gens à partir du moment, qu’il dit, qu’ils ne lui cassent pas les couyes.. (j’ai pas compris ce que ça voulait dire encore)

Tiens, papa Noël, j’ai dessiné un désin de toi à l’école alors s’il te plé, du soleil pour mon papa ours.

Bisous papa noel!

Landy Santa
Tanie.

Espigoulier - plein les yeux, plein les jambes!

Pffff

Il y a tant à dire sur ce dimanche 7 décembre que je ne sais pas par où commencer…

Et puis si tiens! Puisque le début est difficile à trouver, autant commencer par la fin et, par la même occasion amorcer une épanadiplose du meilleur goût.

La fin, c’est ça :

Plage1

Deux landys sur la plage de la Ciotat, les roues encore chaudes malgré les 6 petits degrés qui peinent à réchauffer ce dimanche de décembre.

Parce que wé, dans le sud, on avait dit qu’on irait et dans le sud, nous fumes!

13

Ne vous y méprenez pas, ce signe affectueux de Drazgul n’est pas adressé aux sympathiques locaux que nous avons rencontré ce jour-là (j’y reviendrai), mais plutôt à ceux qui sont restés chez nous, dans les montagnes aux routes humides, persuadés qu’ils étaient de pouvoir rider dans la région…

Huhuhu…

Mais revenons-en à nos moutons et voici le commencement de dimanche là…

4h 15.. le radio réveil n’aura pas le temps de sonner deux fois que déjà, je suis debout, direction la douche et un bon gros bol de café. Le sac est prêt, la board lavée et les roulements nettoyés depuis la veille…

5h.. je rejoins Fab (aka Drazgul) dans Grenoble, lieu de départ de notre road trip du jour j’ai nommé :

ESPIGOULIER !!!

heure

5h30, la musique balance son punckrock bien rythmé au travers de l’autoradio.

Malgré le fait d’avoir passé une courte nuit à cause de l’excitation du départ qui ne nous a pas permis de dormir plus de 4h, J’ai l’impression d’avoir bu 4 redbull tellement l’ambiance dans la voiture est survoltée..

voiture

Pas rancuniers, nous décidons de faire profiter nos potes de notre bonheur en les appelant à 5h30..

Impressionnés par Pommy et Girafe qui répondent plus qu’à moitié endormis un dimanche matin à cette heure là …

Désolés pour vos oreilles les gars.. Seul Pauca a eu la présence d’esprit de pas dormir la tête sur son téléphone ce matin là… :)

Brèfle, une heure et demie plus tard, ô joie :

panneau

Marseille n’est plus très loin, du coup, le col de l’Espigoulier encore moins vu que notre destination c’est Gémenos, à coté du circuit du Castellet.

7h15, le jour se lève et nous laisse présager une journée radieuse comme les grenoblois n’en n’ont pas connu depuis au moins 2 semaines…

jour

7h40, nous arrivons à Gémenos direction un café pour prendre le temps de manger croissants et boire café bien mérités parce qu’on le vaut bien!

Discussion avec les locaux du bar déjà à leur deuxième bouteille de rosé (!!!) et qui nous confirment que l’Espi (son p’tit nom) sera sûrement sec…

Olé!

On règle le café puis on repart direction ce fameux col.

8h… Grandiose… le paysage nous prend à la gorge alors que le jour se lève… pas chaud encore mais dès que le soleil sera là, ça sera sûrement plus confortable. (cliquez pour une vue plus grande)

panorama

8h30… C’est Fab qui se lancera pour la toute première..

Echauffés, habillés, la déconnade fait place à la concentration..

J’adore ces instants, presque solennels, où on s’équipe, s’échauffe avec, en tête déjà, la route, les courbes, les épingles, les freinages que l’on tente d’imaginer, d’anticiper, de mémoriser..

fab

Puis c’est parti!

epingle

Un beau premier run!
Propre, plutôt rapide et très stylé.. Le drazgul a pris une monstre assurance depuis nos rides à Laval..

On remonte, le sourire à ses lèvres ne partira pas de la journée..

Mon tour…

jere

Un jour, je finirai bien par comprendre que le premier run ne se fait pas à fond…

La première épingle m’a rappelé à l’ordre aussi vite qu’elle m’a sauté à la gueule (pardonnez l’expression).. Grooos reverse d’urgence, je récupère le tout en rebalançant la planche dans la courbe..

Presque on aurait pu dire que ça avait été prévu exprès.. mais ça n’a pas abusé Fab derrière qui me fait signe de calmer le jeu..

Ok mec.. message reçu 5/5.. sauf que ces enchaînements là, je les sens bien “fond de six”…
Oui.. Mais non.. pas tout de suite.. rentré comme une balle dans le premier “droit” des enchaînements”, j’ai à peine le temps de tout balancer à gauche pour le virage suivant que déjà la route se fait la malle de nouveau à droite… P’tain.. On a dit, on y va cool bordel!!!

jere2

Nous enchaînons les runs alors que nous sommes rejoints par une tante de mon épouse qui habite à Gemenos..

Coincidence, c’est à cause de leur voiture que sur un run, Fab a dû écarter sa traj en s’efforçant de ne pas passer à la corde et, du coup, de sortir un peu large, dans le bas coté.. Tellement rapide que malgré les cailloux qui volaient dans tous les sens, le Dragul ne s’est pas démonté et a ramené sa planche (et lui dessus) sur la route pour terminer la descente comme elle avait commencé : à balle!

(la photo, juste après cet “incident”…)

fab2

Avant la pause déjeuner, nous remarquons dans les derniers runs du matin, une équipe de journalistes motos allemands venus “shooter” les prochains modèles de sportives anglaises et allemandes dans la première épingle droite…

Remontés comme on était, nous n’avons pas hésiter à s’arrêter et demander au photographe s’il acceptait de nous photographier avec les motos dans l’épingle..

Alors qu’on pensait faire qu’un passage, c’est 6 que nous ferons avec les motos à nos basques, chaque remontée nous gratifiant d’un tour de manège gratuit en passager des machines et de beaux wheelings en ce qui me concerne exécutés par mon pilote d’un jour…

Enorme!

Malgré le fait que je me suis planté de mail lorsque je lui ai donné nos coordonnées, j’espère bien pouvoir récupérer ces photos car le photographe nous a montré un peu ce que ça avait donné et c’était du bon!!

A noter, deux passages où ils nous ont demandé de nous tenir par la main pour passer l’épingle à balle..

Impressionnant!

Sur la photo, nous et nos païlotes..

motos

13h..

Les jambes commencent un peu à nous cuire et nos estomacs à réclamer famine..

Soit, nous redescendons à Gémenos pour une petite bière désaltérante et en pensant bien à acheter de l’eau, chose qui nous a fait un peu défaut dans la matinée…

14h, nous remontons au col pour manger et alors que l’on attaque à belles dents nos sandwichs, JC, un des riders locaux, arrive et se présente..

Profitant de notre pause, il part s’enquiller la descente “à la cool” en carving sur une grosse Blackkross pintail qui déchire…

14h20, fin de repas et JC remonte dans la voiture de Pi-Air (Pierre à droite de Fab sur la photo) que j’avais déjà entre-aperçu lors du Chuyer Gold Trophy fin août..

Photo famille

(notez la bienséance du rider local qui pense à s’abaisser pour la photo afin de ne pas (trop) me faire passer pour un nain au milieu de géants..) :)

Une fois les présentations d’usage effectuées, nous reprenons les runs.. et là.. les locaux nous montrent la voie… au point que Fab ne freine plus du tout à l’approche de la première épingle et, alors que je le vois déjà encastré dans le mur, le voilà qui ressort de l’épingle à pleine vitesse … encore aujourd’hui, je me demande comment il a fait pour réitérer, sur les runs suivants, ce passage top-moumoutte…

(ici sur la photo, Fab s’apprêtant à passer taquet un grand gauche qui se referme en aveugle)

Fab3

La sortie de ce virage, un long schuss qui déboule sur une épingle à droite :

jere4

16h… nos jambes crient pitié et c’est avec regret que nous devons arrêter..

Nous suivrons une dernière descente de Pierre et JC, l’un sur une “slalomette” (une SC8 de descente taillée en mode slalom, très courte, petits trucks) et l’autre sur sa Blackkross 140 pintail…

Une descente irréelle à voir pour nous..

cruising

Après les traditionnels au-revoir-merci et la promesse de revenir rider ce spot magnifique, nous quittons nos hôtes pour filer directement direction… LA PLAGE!!!!

Hop, 20 min plus tard, nous voici à La Ciotat, sur la plage, en tenue de combat..

Fab5

et plein d’images dans la tête..

jere6

Mais, comme les ours ne descendent que rarement de leur montagne, et que la mer n’est pas non plus leur domaine de prédilection, il était normal, malgré le soleil couchant et la température extérieure frôlant à peine les 6°c, qu’ils profitent de la mer tel le touriste moyen qui s’extasie dès qu’il voit la grande bleu..

Si..

jere7

on a même fait joujou avec les vagues…

Fab9

Chacun son tour…

Fab10

“OoooOOOHHH, des vagues!!”

Fab11

Secs (presque), réchauffés (à peu près), nous tournons le dos (mais ce n’est que partie remise) à ce sud si salvateur pour le rideur en manque en se promettant bien de revenir y déposer nos roues et c’est vers 21h30 que nous arriverons, fourbus, dans nos grottes respectives avec, dans les yeux cette petite étincelle qui nous fait dire que nous avons bien mis à profit, en ce dimanche de décembre, notre “capital minute” qui nous est alloué dès la naissance…

Et pour finir cet article comme il a commencé (sinon l’épanadiplose ne serait pas) laissons place aux deux ours, côte à côte, sur la sable de la plage…

Plage2

(pour plus de photos en meilleures def, n’hésitez pas à visiter notre flickr!!)

Lavement (nan! vous n’y êtes pas du tout) de roulements

Salut les bichons!

Bon aujourd’hui en classe, étant donné que dehors il fait mauvais et que l’on ne peut pas rouler, nous allons voir comment laver ses roulements et de par ce fait, les entretenir pour qu’ils puissent nous durer un peu plus longtemps.
Cette méthode vaut ce qu’elle vaut, mais j’en suis un adepte.
Je ne tolèrerai aucune remarque désobligeante ou un quelconque conseil d’amis.

Roul1

Premièrement nous allons démonter le circlip, à l’aide de la pointe d’un cutter, qui maintient les rondelles d’étanchéité (si étanchéité il y a) car quand vous démontrez vos roulement au bout de quelques heures d’utilisation, vous vous rendrez compte que des poussières finissent quand même par pénétrer à l’intérieur de ce dispositif protecteur.

Roul2

Attention un cutter ça peut vous couper un bras.

Roul3

On dégage donc le circlip. Un peu de patience peut vous être utile,mais ne vous inquiétez pas vous allez vite prendre le plis.

Roul4

Une fois le circlip dégagé on peut passer à l’étape suivante…

Roul5

Retirez la rondelle d’étanchéité. En principe l’utilisation de la force n’est pas nécessaire. Il suffit de donner un coups sec sur le roulement pour dégager la rondelle.

Roul6

Premier bain au dissolvant pour dissoudre les graisses résiduelles (s’il en reste bien sur!) et décoller les impuretés qui se sont logées dans nos cher roulements. On peut utiliser du White Spirit, de l’acétone ou autre. J’utilise à titre personnel du P.N.S. qui est un dérivé du kérosène.

Roul7

Second bain. Mais cette fois si au liquide vaisselle, pour virer le dissolvant. On peut laisser s’évaporer ce dernier, mais j’ai toujours la crainte qu’il en reste un peu, ce qui pourrait conduire, lorsque l’on remettra un lubrifiant, à le rendre moins performant.

Roul8

Séchage au sèche cheveux. Ce stade implique deux paramètres.
Le premier sert tout simplement a sécher le roulement complètement et sûrement. En effet des traces d’humidité dans le roulement pourraient le conduire à ce détériorer plus rapidement.

Le second consiste a le chauffer afin de permettre à la graisse de se répandre plus facilement dans tout le roulement et aussi d’éviter les excèdents. Car en chauffant la graisse en trop ne restera pas dans le roulement.

Roul9

J’utilise des graisses a base silicone qui ont l’avantage d’avoir une résistance mécanique plus importante mais aussi a la chaleur.

Roul10

On se retrouve avec des roulements nickels chromes prêt à endurer les pires châtiments. Personnellement je ne remet pas les rondelles d’étanchéité. Mais vous pouvez les repositionner en procédant dans le sens inverse pour le remontage.


Drazgul