Familia Ride And Bar

Le blog de la fine équipe de riders de Grenoble

Archive de octobre, 2008


Que font les ours entre midi et deux?

Il faut avouer qu’on a du pot.

Du pot d’habiter dans une région qui nous permet, à la pause déjeuner, d’enfiler le cuir, le cax et les gants pour aller se jeter sur la montagne d’à coté et d’en profiter un max sur un si cours laps de temps..

C’est donc hier soir qu’avec le Drazgul, en plein point météo qui ne s’annonçait pas des meilleures augures pour la semaine à venir, que nous est venue l’idée d’aller s’en jeter une petite ou deux du coté de Laval.
Pendant que certains allaient prendre un sandwich, nous on irait bouffer des courbes, de l’épingle, du Pif-Paf en veux-tu en voilà!

Arrivé le premier sur le parking de Brignoud, je me change et décide que si Fab et Pauca ne sont pas là quand je suis prêt, je m’en ferais une en stop car j’ai pas tout l’après-midi….

Mon dernier lacet tiré, j’entends la voiture des compères qui se garent : Yes!

Rapide changement de tenue et hop! Nous voilà fin prêts pour une petite séance “Déhache” pas improvisée mais presque

Parking

Fab et moi prendrons le premier relais, Pauca le volant ce qui lui permettra de jeter un oeil à la piste route.

Première descente de chauffe pour Fab et moi, Pauca fait sa première avec moi..

Je tente tant bien que mal de lui indiquer les pièges de la route (genre : trous, caillasse, tâches suspectes) mais rien n’y fait, le plus isérois des médocains se complait, semble-t-il, à rouler dedans…

pif-paf

La route lui plaît ! Tant mieux! :)

La dernière descente sera, plus vivifiante qu’un p’tit dèj au RedBull pour Fab ainsi que pour Pauca qui le suit et moi en voiture derrière…

En effet, un des pièges de cette route se trouve sous les traits d’un gauche en apparence anodin mais qui, alors qu’on est lancé depuis le départ en courbes gazeuses, se révèle assez traitre…

Alors que Pauca est à ses basques, le Drazgul pose un tout petit peu le cerveau à l’approche de ce gauche, bien décidé à ne pas se faire doubler par le sieur Pauca…

Catchage de planche, le Drazgul emboite le virage en reprenant du gaz…

J’attends qu’il se redresse…. mais là, je vois qu’un truc ne colle pas…

Alors qu’il sont à plus de 60 km/h, je vois le Fab toujours accroupi sur la planche, dans une position pas vraiment (mais alors vraiment pas) rassurante.. La planche bouge dès qu’il amorce de se relever et ils approchent des enfilades de la forêt..

Pauca a compris ce qui se passe et met de la marge entre le Fab en situation critique et nous…

Une voiture dans les enfilades, le Fab toujours pas relevé prend de plus en plus de vitesse.

Il réussit à maitriser sa 11 plis et à négocier les courbes ainsi que la voiture et à l’approche du droit du “Base Jump” je le vois se redresser, doucement, et attaquer le virage comme si de rien n’était s’offrant même le luxe de repartir en schuss aussitôt la courbe passée!!!

Bourre

A une époque pas si lointaine, on aurait eu droit à un putain de carton… Là, on sent qu’il y a eu de gros progrès techniques tout d’abord et psychologiques également pour ne pas avoir cédé à la panique dans une situation aussi critique…

Chapeau mec!

Fab

13h20, il est temps de rentrer bosser…

Trop court comme session, tellement c’était bien !!!

Merci les copains

sponsors

Au passage, une photo de l’ambiance dans la voiture, ça m’a fait plaisir de retrouver Pauca (dans son état normal sur la photo… )

Désolé pour la qualité, mais la luminosité était pas top et on est pas des supers pro niveau obturateurs…

Voiture

Hop! Notre échauffement :


jere

Les ours à Chuyer

Encore une fois, les ours de la Familia ont fait honneur à la tribu en dédaignant la grasse mat’ du dimanche et en délaissant femme et enfants pour aller tâter du cuir, de l’uréthane et de la bière….

Enfin, on s’est pas non plus levés aux aurores hein, et c’est plutôt vers 10h45 que nous partîmes, le coeur vaillant en terre de Loire, sur le territoire des Lyonnais qui, dixit les autochtones, n’ont pas été vus depuis un rassemblement houleux, obscur et bruyant.

13h, le soleil brille, Chuyer est calme, très calme et sitôt arrivés, nous nous jetons sur… les sandwichs terrine maison de Kronk, parce que wé, quand même, fait faim.

Fab en profite pour s’informer des derniers faits marquants grâce à la littérature locale puis c’est l’heure…
Fab lecture

13h30… Ayé!… On enfile cuirs et chaussures de planche à roulettes et nous tirons au sort pour savoir qui se lancera le premier…

C’est bibi qui s’y collera (grâce notamment à ma super pièce pipée achetée à un vrai baroudeur de Las Vegas qui finira, malheureusement pour lui, pendu au bout d’une corde, plein de goudron et de plumes, c’est que faut pas rigoler avec ces choses là…).

Brèfle, le Drazgul n’y a vu que du feu et c’est donc sans la corde, le goudron et les plumes que je m’élance pour cette première descente de reco.

Les premiers passages sont de toute beauté dans les enchainements où les feuilles qui recouvrent la route volent à chacun de nos passages.
Un peu plus sournoises, les bogues de châtaignes qui se cachent dessous et qui manquent par deux fois de nous mettre par terre en plein schuss…

Octobre, c’est aussi l’époque où les tracteurs sortent des champs boueux et laissent de bonnes mottes de terre bien dure sur la route ce qui nous oblige à modifier notre trajectoire sur certains passages, ce qui nous empêchera pas de manquer de s’étaler comme la pierre dans l’eau dès qu’une roue a le malheur de passer dessus.

Nous enchainerons les descentes et Fab retrouvent ses marques et sa vitesse.

Très puissant sur les dropfoots, il offre des passages en épingles proches de la perfection, entre vitesse et trajectoire!

Fab Epingle

Les courbes se prennent plein gaz et c’est cuits que nous arrêtons vers 17h pour une bonne bière bien méritée chez Kronk

Fab a donf

Mais attention, nous ne sommes pas Familia pour rien et sitôt cette pause terminée, nous sautons dans la voiture pour aller repérer la route du crêt de l’oeillon à 20 km du col de Pavezin.

Trop de monde, route défoncée, dommage car elle a un petit gout de col d’Izoard en plus petit…
Nous tenterons le retour sur Chuyer mais le bitume me donne des fourmis dans les pieds au bout de 2 km et la route se défonce plus encore après…

Brèfle, il est 18h15, on retourne au col de Pavezin et on laisse la voiture pour une petite bourre descente à deux. Nous comptons sur nos gueules d’amour pour trouver une âme charitable qui nous remontera en stop…

Super descente!

Nous arrivons au carrefour après Chuyer les jambes en feu (enfin pour moi au moins) et avec un sentiment de grand moment de solitude…

“Tiens, il passe plus grand monde on dirait…”

En stop

5 min plus tard, un mec nous remonte jusqu’à… Chuyer.

Pas grave, il reste juste 3 km et quelques à remonter..une paille.

Fab en stop

J’savais qu’on aurait dû s’raser, car nos sales gueules, nos cuirs et nos boards n’ont pas l’air de rassurer les quelques personnes qui croisent notre route…

Même un troupeau de motards de passage hésitera à s’arrêter puis remettra les gaz en nous faisant signe que “Désolés, on a pas d’outils hein..”..

Jere Stop

Finalement, c’est une gentille dame qui monte à un concert de Gospel à Pavezin qui nous trouvera vers la première épingle et acceptera de nous monter le bout de chemin qui nous reste…
Merci, il en reste encore qui ne s’appuient pas QUE sur les apparences pour juger les gens…

Arrivés au col, nous retrouvons les motards qui nous disent ” Fallait montrer vos casques, on vous aurait pris…” Mébiensûr…

De toute façon, le motard n’est plus ce qu’il était car malgré nos provocs ( du genre ” descendez voir avec nous, on vous pari qu’on vous dépose dans les épingles!!!”) ben, personne n’a voulu nous offrir un autre tour de manège… Tout se perd…

Sauf l’esprit Familia, plus fort que jamais en ce dimanche d’octobre!

Pour finir, une p’tite vidéo montée par Fab.. Pas de cam ce jour là car j’avais honteusement oublié de recharger la caméra…

. .
Les ours a Chuyer via Zapiks


jere

Fab’Kustom decks

Un peu d’musique pour accompagner la lecture?? (Bad Religion - Supersonic)

Découvrez Bad Religion!
Fab_atWork
Pour inaugurer cette nouvelle section, voici quelques photos de mes réalisations.
D’abord voici les photos des planches des ours de la Familia, celle de Jere:
Evo Jere
et la mienne

DH_Verso

Le grip de la belle…

DH_Grip

Deux belles têtes de vainqueurs vous trouvez pas??

Les deux boards

Et d’une paire de platine en alu pour faire propre accompagnée du protège nose(retaillé dans sa version définitive)
Platines
N’hésitez pas à faire part de vos modifs.
Ps: Pauca met les tiennes aussi pour montrer comme je bosse bien ! Compris !????

La Familia à Izoard

Rentré tout juste de 3 semaines de travail intensif à l’étranger, je ne pouvais, malgré la fatigue, passer à coté de ce roadtrip Familiesque..

Surtout, je ne pouvais échapper à la lourde insistance du Drazgul qui, tel le serpent à Eve, me répétait ces mots si doux à mes oreilles à chaque coup de téléphone :”Izooard…IIIIzoOOooAArd..”.

C’en était trop, à la tentation j’ai cédé et je me suis bien amusé!.

Or donc, voilà que le dimanche, le jour même pas levé (c’te feignasse), j’enfourche mon cheval de fer tout noir, tout de cuir vêtu avec mes affaires de planche à roulettes dans le sac à dos et des affaires “civiles” pour le voyage, direction “Chez Drazgul” pour récupérer ma planche que ses petits doigts de fée ont customisé avec un dessin du meilleur goût et une préparation à faire pâlir un Brigadier…

Les planches

Départ, Vizille… On récupère Pauca et Raskolnikov fraichement débarqués de Pontarlier et encore la tête un peu dans le gaz de leur freeride dans la petite Sibérie…

9h00, petit arrêt à Briançon pour récupérer de quoi se sustanter durant la journée et commencer la journée avec un bon pain au choc de derrière les fagôts (enfin de dedans la boulangerie quoi..)

9h20… Izoard…

Familia

Petit choc thermique… moins de 10°c.. On court au “sommet” du col pour se réchauffer et faire une photo.

Enfilage des cuirs… La pression monte.

Pauca, en guide, nous rassure tant bien que mal sur le côté réalisable de la descente et un premier run se fait avec Pauca, Drazgul et Rasko…

Deuxième épingle et première boite pour ce dernier que je vois disparaitre dans la pente derrière le virage.

Huhuhu…

Arrivés sur la ligne droite après les dernières enfilades (où nous coupons la ligne de la course, la vraie de cet été, whaaa!) tout le monde est rassuré.. Izoard, ça le fait…

Nous enchaînons les runs en alternant les chauffeurs. Que du bonheur!

On arrive même à passer entre les vagues de motards italiens pour se retrouver seuls sur la route sur certains runs…

Rasko nous fait un festival de ratés d’épingles mais reprend, à chaque fois, courageusement sa board et de repartir de plus belle en jurant que l’on n’y reprendrait plus non-mais-ho!-hé!-çavamaintenanthein!…

Ben voyons… :)

En parlant de boite, une impressionnante de Drazgul et Pauca en bout de la ligne droite qui arrive à la deuxième épingle droite…

Je récapitule…

Départ : Drazgul part devant. Pauca ferme la marche (Rasko est parti bien avant, le fourbe..)

Première épingle à droite, ça passe tranquille, on enquille la ligne droite qui amène sur cette épingle gauche où Pauca retarde son freinage et passe à l’inter.. Propre, rien à redire.

Drazgul n’est pas largué pour autant et s’accroche aux basques du Médocain expatrié. On avoisine les 70 km/h et l’épingle à droite se profile..

Pauca retarde son freinage tout comme Fab qui l’a recollé à l’aspi… Chaud, on arrive dans l’épingle et fab n’a toujours pas freiné. Il tente de passer à l’exter mais Pauca lui ferme le chemin et avant même que celui-ci n’amorce son virage, Drazgul le touche et tous les deux s’étalent sur la route en laissant de jolies traces de cuirs bleues et rouges sur 10 mètres de bitume.

Pauca finit sur le ventre mais le Drazgul, tombé à pleine blinde continu de glisser et s’échoue sur les rochers qui bordent le virage.. Le choc est assez violent, assez pour lui trouer le cuir (la glissade) et lui faire plusieurs gros bleus lui qui, malgré son passé de streeteux, n’a jamais marqué au coups…

Une rustine de cuir plus tard, nous sommes repartis…

Hélas, il est bientôt 13h et la session va se trouver amputée de toute l’après-midi car, alors que c’est mon tour de filmer les poilus, une voiture de gendarmerie vient se garer à mes cotés…

“Bonjour Monsieur. Je suis désolé, mais il va falloir arrêter là car on a été appelé par notre colonel qui se balade en civil et qui nous a demandé de vous faire partir…Si ça ne tenait qu’à nous, croyez bien qu’on aurait laissé faire, mais là, notre colonel est quelque part dans la montagne ou à la terrasse du Napoléon en bas et il faut qu’on fasse quelque chose…”

Après avoir arrêté les 3 descendeurs, ils notent nos noms sur un petit carnet.

Pas besoin de nos papiers, c’est juste pour le geste, du coup, on en profite et on donne les noms de Pommy et de Brigadier (de rien les mecs). L’entretien est très courtois, nous ne cherchons pas à passer pour des racailles, ni eux pour des cow-boys… On reviendra de toute façon.. :)

Bien dégoutés, nous retournons au Napoléon pour manger, se changer et tenter de repérer ce colonel en civil pour.. ben, pour rien, juste pour voir sa tronche de cake parce que wé, quand même, il nous a un peu foutu les boules.

Séance photo aussi…
Rasko
Rasko

Fab, sous le soleil de mexico…
Fab

Pauca (Hu Hu)
Pauca

Jere
Jere

Petite pause avant l’attaque!!
Attaque!

Retour plus tôt que prévu après avoir pique-niqué dans l’herbe. Bien naze aussi..

Rasko et Drazgul ont de la couture à faire et des bleus à soigner (hu hu hu)..

Moi, j’ai une planche trop belle et un nouveau setting de la mort…

Izoard, un jour tu seras nôtre…encore.

Une p’tite vidéo de cette journée (pour la voir en haute-définition, cliquez sur la vidéo et sélectionner “voir en haute qualité”.


jere